Développement Durable

RE2020, ou la transition environnementale des bâtiments,

 

 

Avec 44 % de la consommation énergétique en France et 25 % des émissions de gaz à effet de Serre, le Bâtiment est encore aujourd’hui le secteur le plus énergivore, devant les Transports et l’Industrie. A lui seul le tertiaire représente un tiers de ces consommations énergétiques…La rénovation énergétique de ce secteur est donc un levier pour atteindre les objectifs fixés dans le Pacte vert de l’Europe pour atteindre la neutralité climatique à l’horizon 2050.

 

A partir du 1er Juillet 2022 la RE 2020, pour “Réglementation Environnementale”, la nouvelle Réglementation Thermique (RT) s’appliquera aux bureaux et aux bâtiments d’enseignement primaire et secondaire (publié le 3 mars 2022 au Journal Officiel le décret n° 2022-305 du 1er mars 2022 « relatif aux exigences de performance énergétique et environnementale des constructions de bâtiments ou parties de bâtiments de bureaux et d’enseignement primaire ou secondaire en France métropolitaine »). La RE2020 fait suite à l’expérimentation « Bâtiment à Energie Positive » ou « BEPOS » lancée en 2016.

 

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Quand l’Architecture devient sensorielle,

 

Le « besoin de nature » identifié par le biologiste américain Edward O. Wilson, en 1984 dans sa théorie de la « biophilie » fait référence aux liens que l’homme recherche plus ou moins inconsciemment avec le monde des vivants.

 

Michel Serres, Philosophe et Académicien, rappelais que, même si les corps et les codes ont significativement évolués en moins d’un demi-siècle, c’est par ses cinq sens que l’homme reste en relation avec les autres et avec le monde.

 

L’étude américaine menée en 2011 par l’université de l’Oregon, démontre qu’un Environnement de travail connecté à la nature réduirait jusqu’à 10 % l’absentéisme. En suède, d’autres chercheurs ont constaté une réduction de 25 % des troubles mineurs : maux de tête, picotement des yeux, dessèchement de la peau grâce aux espaces verts.

 

Le rapport de Terrapin sur les aspects économiques de la biophilie fait directement le lien entre celle-ci et l’amélioration de la profitabilité des entreprises.

 

Dans son enquête de 2015, réalisée auprès de 7 600 travailleurs dans 16 pays dans le monde dans le monde, Interface, leader des dalles moquettes, a démontré l’impact de la biophilie sur le lieu de travail. Les résultats sont clairs : travailler au contact d’éléments naturels améliorerait le bien-être de 15%, la productivité de 6% et la créativité de 15%.

Les organisations rentables de demain sont donc celles qui ont réalisé que les employés constituent leur plus grande valeur et ne laissent pas les nouvelles technologies de l’information et des télécommunications opérer un « kidnapping » de leurs sens.

 

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Les nouveaux usages de l’immobilier tertiaire

Les nouvelles technologies, le développement durable et les contraintes économiques changent les usages de l’immobilier tertiaire et donnent naissance à de nouvelles pratiques comme la mixité des usages, le développement des services et la volonté de faire vivre une véritable expérience à l’usager. Le bâtiment tertiaire de demain est un lieu de vie, ouvert et flexible, respectueux de l’environnement, pensé pour tous, et où l’on se sent bien. Continuer la lecture

WELL done !

  Le label qui fait du bien

Après les certifications HQE, BREEAM et LEED, après les labels BBC, Effinergie+, Biodiversity ou BEPOS, un petit nouveau fait parler de lui depuis deux ans : le label américain WELL.

Il s’agit du premier standard qui, en plus des performances techniques du bâtiment, se concentre également sur la santé et le bien-être de ses occupants.

 

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Halte à la @ pollution !

On parle beaucoup du 0 papier et du cleaning desk mis en place dans certaines entreprises, mais saviez-vous que les recherches Internet et les emails polluent également ? L’étude réalisée par l’ADEME révèle qu’en moyenne, un courriel avec une pièce jointe de 1 Mo envoyé à 1 personne émet 20 grammes de CO2, soit l’équivalent de la consommation électrique d’une ampoule de 60 W pendant 25 minutes !

Les 2 facteurs de pollution de nos courriels :

Les impacts environnementaux varient en fonction de l’équipement informatique des personnes…

La consommation électrique de l’ordinateur dépend du temps d’utilisation pour effectuer une opération, du type d’ordinateur et de son âge, de la fréquence d’utilisation, des équipements utilisés pour le traitement et le stockage de l’information et bien sûr, de l’éventuelle impression des messages ou des pages web. Un ordinateur portable consomme entre 50 et 80 % moins d’énergie qu’un ordinateur fixe, surtout si l’on privilégie les modèles portant l’Écolabel Européen ou certifiés Energy Star. La fin de vie des équipements n’est pas non plus à négliger. Il est indispensable de rapporter les équipements hors d’usage en déchèterie ou au revendeur. Depuis 2007, ce dernier a obligation de les reprendre aux particuliers gratuitement. Le matériel sera recyclé : les métaux seront récupérés et les éléments dangereux séparés et traités.

… de nos @ comportements…

Se rendre directement à l’adresse d’un site, soit en tapant son adresse, soit en l’ayant enregistré comme « favori » (plutôt que via un moteur de recherche), divise par 4 les émissions de gaz à effet de serre. L’impact « consommation de matières premières » passe de 5,5 à 0,3 g équivalent de fer selon que l’on consulte 5 résultats de recherche pour trouver une information ou que l’on clique directement sur l’adresse d’un site. Les impacts environnementaux d’une requête web diminuent sensiblement avec l’allongement de la durée de vie de l’ordinateur qui les effectue : en passant de 4 à 7 ans d’utilisation, ils sont réduits d’environ 20 à 35 %. Chacun des 29 millions d’internautes français effectue en moyenne 949 recherches internet par an, ce qui correspond à l’émission d’environ 287 600 tonnes équivalent CO2, c’est à dire plus de 1,5 millions de km parcourus en voit

ure !

… mais aussi et surtout du stockage des données dans les data centers.

Vous avez peut-être vu, au moment de la COP21, placardée un peu partout dans les rues de Paris, la photo du grumpy cat, ce célèbre chat qui a cet air perpétuellement en colère, et dont les photos font le tour des messageries du monde entier (voir photo Newmanity). Mais saviez-vous qu’en partageant sa mine renfrognée par mail avec vos collègues et votre famille, vous contribuez en fait au réchauffement climatique ?

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Bien au chaud dans ma bulle !

Les chercheurs du cabinet italien Carlo Ratti Associati ont développé un système de chauffage, de refroidissement et d’éclairage personnalisé qui suit les occupants d’un bâtiment lors de leurs déplacements. Dans un open space, cette « bulle » permettra à chaque collaborateur de conserver ses préférences environnementales. De plus, elle pourrait réduire la consommation d’énergie d’un bâtiment de 40 %. Ce système innovant sera bientôt appliqué sur une partie du nouveau siège de la Fondation Agnelli, une structure centenaire située au centre de la ville de Turin.

Une « bulle » thermique suit chaque collaborateur © Fondazione Agnelli

Un chauffage et un éclairage personnalisés, même en open space

Des capteurs intelligents IdO (Internet des Objets) surveillent un ensemble de données comme le taux d’occupation, la température, la concentration en CO2 et l’occupation des salles de réunion. Sur la base de ces informations, le système de gestion du bâtiment (BMS) répond dynamiquement en ajustant l’éclairage, le chauffage, la climatisation et la réservation des salles en temps réel. Une fois que les occupants du bâtiment ont fixé leur température préférée via une application smartphone, une bulle thermique les suit partout dans le bâtiment. Les unités de ventilo-convecteurs, situées dans les faux plafonds, sont activées par la présence humaine. Lorsqu’un occupant quitte un espace, celui-ci revient naturellement à un mode « veille » pour économiser de l’énergie. C’est un milieu de travail qui « apprend » et qui est synchronisé avec les besoins des utilisateurs, optimisant l’occupation de l’espace.

Un plan isotherme du bâtiment © Fondazione Agnelli

Réduire la consommation énergétique de 40 %

Le professeur Carlo Ratti, directeur du Senseable City Lab de l’Institut de Technologie du Massachusetts (MIT) et fondateur de Carlo Ratti Associati, affirme qu’en synchronisant la consommation d’énergie et l’occupation humaine dans les bâtiments, il est possible de créer une architecture plus durable et de réduire la consommation énergétique jusqu’à 40 %. Pour arriver à ce résultat, Carlo Ratti Associati a exploré différentes formes de contrôle climatique dans des projets expérimentaux primés, sur le réchauffement local (Biennale de Venise en 2014) et sur le « Cloud Cast » (Musée de Dubaï en 2015).

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L’aménagement au service du développement durable

L’importance accordée au rendez-vous de la COP21 en cette fin d’année 2015 témoigne, s’il en est encore besoin, de l’importance prise par le développement durable dans les débats publics, au niveau local comme international, des États aux entreprises en passant par le monde associatif, du citoyen aux instances politiques. Associant des normes au volontarisme, cette thématique pénètre tous les secteurs et métiers et, par son impact environnemental et social, le lieu de travail fait logiquement l’objet d’une attention particulière pour mettre en œuvre des stratégies écologiques, pérennes et responsables. Associer toutes les compétences (facilities, RH, finances, technologies, communication…) pour mettre en œuvre une gouvernance adéquate constitue pour les organisations un défi dont la traduction la plus courante consiste à engager une transformation des lieux de travail et des usages qui y ont cours. Le rôle de l’aménageur est d’accompagner cette dynamique en proposant des solutions tant pour la création d’environnements de travail « green » et la mise en œuvre de leur maintenance, écologique et durable, que pour la valorisation des pratiques éco et socio-responsables.

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5ème baromètre ACTINEO/CSA

Lancé en 2005, ACTINEO a pour objectif d’inciter les dirigeants à se servir de l’espace de travail comme levier de performance mais aussi comme source de bien être pour leurs collaborateurs. Les trois missions d’ACTINEO: Observer, Décrypter, Communiquer.

Ainsi le 5 Novembre dernier, ACTINEO a présenté son 5ème baromètre ACTINEO/CSA sur la qualité de vie au bureau, réalisé online auprès de 1204 actifs travaillant dans un bureau, issus d’un échantillon national de 2500 personnes représentatives de la population active française.

A cette occasion, AVENTIVE a participé aux échanges et débats animés par Alain d’Iribarne, sociologue, Président du Conseil scientifique d’Actineo ; Jean-Gabriel Carlier, Directeur de l’immobilier et des services généraux de Renault; Nathanaël Mathieu, Président de LBMG Worklabs; Julie Gaillot, Directrice adjointe du Pôle société de l’institut CSA, et vous délivre ici les perspectives et enjeux de l’environnement de travail. Entre banalisation des open space, émergence des tiers lieux, développement de postes de travail partagés… Il en résulte que les espaces de travail au bureau et leurs emménagements ne sont plus de simples questions d’investissement immobiliers, mais des choix stratégiques dans un contexte d’évolution forte de la vie au bureau et des attentes des salariés.

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Adopte un bureau

Si la location d’espaces tertiaires équipés ou de mobiliers de bureau est entrée dans les mœurs, la société Adopte un bureau dévoile aujourd’hui un concept aussi novateur qu’évident: l’achat et la revente des équipements mobiliers! Cette offre se révèle d’autant plus pertinente que les fabricants de mobilier de bureau ont réalisé d’importants efforts pour augmenter la durée de vie de leurs produits[i] dans le cadre de leurs stratégies éco-responsables. Dans le même temps, les opérations de déménagements ou réaménagements des organisations constituent toujours le temps prioritaire pour poser la question du remplacement des équipements. Or, ce type d’évènements intervient pour les entreprises en moyenne tous les 9 à 10 ans[ii], soit dans un cycle plus court que celui de la durée de vie moyenne des mobiliers de bureau. Dès lors, plutôt que de mettre au rebus des équipements encore fiables, la possibilité de leur offrir une seconde vie mérite logiquement d’être étudiée.

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Améliorer la santé via l’environnement de travail

Aux Etats-Unis, les questions de santé publique sont devenues d’une actualité brulante, au regard des problèmes rencontrés par une vaste partie de la population. Naturellement, cet intérêt accru a dépassé le cadre des seules politiques publiques pour pénétrer dans la sphère des entreprises, lesquelles semblent avoir pris brutalement conscience des coûts générés par les problèmes de santé et de mal être de leurs salariés. Les fruits des recherches conduites outre-Atlantique pour traiter cette problématique commencent à être cueillis et on y relève d’ores et déjà un certain nombre de pistes qui ne manqueront pas d’interpeler les professionnels de l’aménagement, y compris sur le Vieux Continent.

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