Travail sur écran: ce qu’il faut savoir

computers and mobile phonePlus de la moitié des actifs français utilisent un ordinateur sur leur lieu de travail [1]. Si on ajoute l’usage croissant des tablettes et des smartphones, l’activité devant un écran s’impose comme la nouvelle réalité du travail. La présence massive d’écrans dans la vie active conduit à se pencher sur les risques potentiels liés à ces usages et à réfléchir aux bonnes pratiques à mettre en œuvre pour réduire les risques pour la santé des personnels et respecter les contraintes réglementaires. Ces différents points font l’objet d’une étude détaillée réalisée par l’INRS, parue à l’été 2014, et interpellent directement les responsables des environnements de travail [2].

Le travail sur écran peut avoir un certain nombre d’impacts négatifs sur la santé, au premier chef desquels on relève la fatigue visuelle qui peut être provoquée ou accentuée, entre autres, par une qualité médiocre de l’affichage due à un écran mal réglé, déficient ou obsolète, un mauvais éclairement, des reflets et des éblouissements, ou une distance œil-écran mal évaluée. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) se répandent également en lien avec le travail informatisé : douleurs au dos, aux épaules, au cou et aux poignets. On ne sera d’ailleurs pas surpris d’apprendre qu’ils sont régulièrement liés aux problèmes visuels, une même cause (mauvaise position au poste) produisant des effets négatifs multiples. Naturellement, le stress est un facteur aggravant des risques pour la santé posés par le travail sur écran. Enfin, on n’oubliera pas que le Code du Travail impose à l’employeur d’informer et former ses collaborateurs sur les modalités d’utilisation de l’écran et de l’équipement de travail dans lequel cet écran est intégré [3].

Ergonomie Poste Travail

Le responsable des aménagements a donc un rôle important à jouer pour assurer la meilleure ergonomie possible au poste. Certaines recommandations de l’INRS sont déjà bien connues des professionnels du métier : écran placé perpendiculairement à la source de l’éclairage naturel, pas d’éclairage artificiel dans le champ de vision, un bon éclairement du clavier, haut de l’écran à hauteur des yeux, etc. (cf. figure). Les réglages des assises, mais également des plans de travail, offrent des solutions pour que l’utilisateur trouve sa position idéale. On note qu’un accessoire comme le repose-paume est à bannir car il contrarie la fluidité des mouvements du poignet. De même, les écrans à cristaux liquides et l’utilisation de fonds clairs ont rendu les filtres inutiles. A noter que les écrans LED offrent un niveau de confort accru car ils ne nécessitent pas de rétro-éclairage et ont un meilleur rendu des couleurs. Une colorimétrie adéquate de l’espace où s’effectue le travail informatisé joue également un rôle en favorisant les contrastes utiles. L’hygrométrie et la température interviennent également, tant pour le confort général des occupants, que pour éviter un dessèchement des muqueuses oculaires : attention aux climatiseurs qui produisent souvent de l’air sec.

Un ensemble de solutions simples permet donc d’offrir un confort optimal aux utilisateurs et d’assurer en conséquence la performance globale de l’organisation. De plus, au-delà du respect des contraintes réglementaires, la mise en œuvre d’un environnement de travail sain apporte aux organisations une contribution importante à une culture d’entreprise responsable, tant vis-à-vis des collaborateurs, moins exposés aux risques sanitaires, que de la société en général.

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