TIC

Les 10 tendances technos qui vont transformer l’entreprise

 

La révolution digitale est la révolution la plus importante vécue par le monde moderne.

Elle est sans précédent ; elle remet en cause les business modèles et les règles des marchés à l’échelle internationale (comme dans l’hôtellerie, dans l’éducation). Et c’est loin d’être fini…

Dans une nouvelle étude prospective intitulée The Top 10 technology trends to watch from : 2018 to 2020, Forrester identifie 10 tendances technologiques majeures dont la maîtrise est jugée indispensable pour la satisfaction clients et la performance.

 

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Droit à la déconnexion

Depuis le 1er janvier 2017, un nouvel article a été ajouté dans le code du travail, demandant aux entreprises françaises de plus de 50 salariés de négocier des règles de déconnexion en dehors des heures de travail. L’objectif de la législation est donc d’éviter que les salariés soient obligés d’être joignables et de leur donner la possibilité de se couper de leur messagerie électronique professionnelle hors des horaires de travail.

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ORGATEC 2016 : le bureau est mort, vive le bureau !

Orgatec, qui a pris fin le 29 octobre dernier, est le plus grand salon européen du mobilier de bureau et de l’environnement de travail, avec plus de 100 000 m2 de surface d’exposition de solutions innovantes pour les nouveaux espaces de travail.

Cette édition 2016, dont le fil conducteur était « Creativity works – repenser le travail », a accueilli plus de 56 000 visiteurs de 118 pays, soit plus de 10 % d’augmentation par rapport à 2014.

De l’aménagement à l’informatique et aux télécommunications en passant par l’éclairage, les sols, l’acoustique et les techniques de conférence, l’offre présentée à Cologne souhaitait répondre à toutes les nouvelles formes de collaboration, bien loin des bureaux traditionnels et des benchs exposés à perte de vue.

Point de révolution à proprement parler sur le salon, mais de grandes tendances qui se confirmaient par une généralisation chez tous les fabricants et des extensions de gammes.

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Transformations numériques & Immobilier

L’évolution des modes de travail, et notamment l’intégration des nouvelles technologies, pose aux organisations un défi dont de récents sondages montrent qu’il est encore loin d’être relevé. Si les DSI et les RH sont particulièrement sollicités sur cette problématique, particulièrement en ce qui concerne la formation des salariés aux nouveaux outils et méthodes, la responsabilité des environnements de travail dans la réussite ou l’échec de cette transition numérique apparaît tout aussi centrale. Sans cadre adapté, il n’est pas de transformation possible.

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Le bureau de demain… dans les nuages?

En 2014, le nombre d’utilisateurs se rendant sur le net via un appareil mobile devrait dépasser celui des personnes utilisant un ordinateur classique. En 2017, Google prédit que lesdits ordinateurs, qui parsèment aujourd’hui encore les espaces de travail, n’entreront plus dans le champ des solutions bureautiques possibles [1]. Concomitamment, le développement du cloud accentue cette évolution, tant des matériels que des usages, et participe au nécessaire travail d’anticipation des aménageurs concernant les environnements de travail du futur.

Transformation matérielle

En l’occurrence, au regard des prévisions faites par les professionnels de l’IT, le futur, loin d’être une perspective lointaine, démarre bien dès aujourd’hui. Pour les services informatiques, la question d’un renouvellement à large échelle de leur parc se pose dès lors que le réassort des ordinateurs fixes pourrait devenir problématique dans les trois ans à venir! Autre problématique, la tendance croissante au « bring your own device » qui démultiplie les objets connectés (quand ce ne sont pas des programmes et applications téléchargés en toute autonomie par les salariés).. Point positif cependant, une récente étude menée par Computer Economics semble indiquer des économies importantes, de l’ordre de 16%, sur les budgets informatiques lorsque l’entreprise fait le choix du clouding [2]. Pour les moyens généraux, le poste de travail pourrait devenir un sujet épineux : en effet, l’ergonomie au poste muni d’un ordinateur fixe n’est pas identique à celle qui prévaut dans le cas d’un travail sur ordinateur portable ou sur tablette. Réglages des assises, dimensions du plan, équipement du poste… sont autant de facteurs à considérer minutieusement tant pour les impacts financiers que sanitaires – faut-il rappeler que les troubles musculo-squelettiques sont devenus la principale maladie professionnelle des pays développés et coûtent des sommes gigantesques aux organisations [3]? Il faut également prévoir une connectique en tout lieu, l’adaptation des espaces formels ou informels et bien sûr la maintenance de l’ensemble de ces espaces connectés. On note par ailleurs que le clouding renforce, s’il en était besoin, le mouvement de dématérialisation des données au sein des organisations, avec pour premières « victimes » les équipements de stockage, armoires ou serveurs, libérant de nouveaux mètres carrés.

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Échanger dans l’entreprise: les media sociaux confirment la demande

SilkRoad, société américaine spécialisée dans les logiciels RH, vient de faire paraître une étude, intitulée Social Media & Workplace Collaboration [1], sur l’utilisation des media sociaux sur les lieux de travail. Les résultats ne sont guère surprenants mais confirment l’utilisation massive de ces réseaux par les salariés, puisque 75% des sondés avouent s’y connecter quotidiennement depuis leur mobile et même 60% plusieurs fois par jour. Plus intéressant encore, le sondage relève comme premier motif de connexion, le désir de contacter ses collègues, devant l’envie de se distraire et celle d’interagir avec ses clients. On note que ce dernier motif est donné avant tout par les services marketing qui voient les media sociaux comme un outil des plus pertinents pour mettre en œuvre leurs stratégies. Le sondage est bien évidemment agrémenté d’un certain nombre de commentaires qui pointent l’inutilité, voire la contre-productivité, d’une politique d’entreprise visant à limiter l’utilisation des réseaux sociaux par les collaborateurs. Au contraire, la demande d’accès ne devrait que croître et les entreprises seront nécessairement amenées à y répondre en offrant les outils et l’accompagnement nécessaires à l’utilisation des media sociaux. Une autre étude [2], conduite au Royaume Uni par Hyphen, cabinet de conseil en recrutement, dévoile que plus de 40% des salariés apprécieraient d’avoir un échange avec leurs managers par l’intermédiaire de Facebook, et la réciproque se révèle tout aussi vraie !

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La vidéo, nouveau standard de la communication en entreprise

On en parle depuis plusieurs années mais aujourd’hui le travail collaboratif à distance est visiblement entré dans les mœurs, depuis la désormais traditionnelle et courante « conference call »  jusqu’à la téléprésence, en passant par les discussions multiutilisateurs sur des messageries instantanées professionnelles.. Selon l’International Data Corporation (IDC), société spécialisée dans l’analyse des données et informations relatives aux NTIC, le marché mondial de la vidéoconférence et de la téléprésence a généré un peu plus d’un demi-milliard de dollars de revenus au 2nd trimestre 2012 [1]. Ce chiffre conséquent marque cependant un léger coup d’arrêt au regard de la fin d’année précédente, mais qui tient d’avantage à une économie mondiale mal en point qu’à une remise en cause de l’intérêt des entreprises pour ce type de solutions.

Est-il encore nécessaire de démontrer la différence de coûts entre un déplacement physique et un échange par mail ou téléphone? C’est d’autant plus vrai dans l’économie actuelle où clients, partenaires et prestataires peuvent se trouver à des distances importantes quand ce n’est pas littéralement dans un autre pays ou continent! A chaque déplacement correspondent des dépenses aussi bien directes (frais de déplacement, comprenant parfois des à côtés comme la restauration ou l’hébergement) qu’indirectes, liées à la fatigue ou au stress du déplacement ou l’absence de la personne de son lieu de travail et ce, en dépit de l’apport des technologies mobiles. On n’oubliera pas non plus de penser aux coûts écologiques, les solutions de déplacement propre n’étant malheureusement pas encore légion. Pour autant, si les communications à distance permettent de réduire drastiquement ces coûts, elles ne sauraient se substituer aux échanges plus directs. Depuis 1967 et les expériences du Pr. Mehrabian, on estime en effet qu’une large part de la communication humaine est non-verbale. L’échange est d’autant plus qualitatif que les intervenants sont les réceptacles inconscients d’une multitude de signes traduisant la confiance, le doute, la motivation, l’interrogation ou l’appréciation de leurs interlocuteurs. Les solutions de visioconférence proposent donc de pallier aux inconvénients de la relation exclusivement écrite ou verbale induite par les outils de communication actuels. Elles font de la vidéo le futur standard de la communication en entreprise.

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Conférence: « l’entreprise ouverte »

L’Institut Mines Télécom, Think Tank lancé un an plus tôt en partenariat avec diverses entreprises, organisait, le vendredi 15 juin, une conférence portant sur l’entreprise ouverte. Il y présentait les premiers résultats de ses travaux prospectifs s’agissant de la transformation numérique en cours et de ses impacts à 10 ans  sur la culture, les pratiques RH et managériales des entreprises. Ces travaux ont été réalisés en collaboration étroite avec de grandes entreprises partenaires souhaitant obtenir un retour de connaissance sur les mutations aujourd’hui en cours.

L’institut Mines Télécom ouvrait la conférence par un rappel de ses objectifs propres:

  • Mobiliser les expertises des chercheurs afin de faire évoluer les outils et concevoir des méthodes pédagogiques.
  • Travailler sur les leviers d’évolution et éclairer ainsi la stratégie des entreprises partenaires.

L’approche choisie consiste à faire émerger les questions et repérer les évolutions au moyen d’ateliers constitués d’experts de l’Institut et d’experts internes des entreprises partenaires, avec une grande diversité des métiers représentés (RH, R&D…). Cette démarche permet ainsi de dégager les contours de l’organisation de demain et les enjeux  de performance économique.

Tous s’accordent pour prédire que les développements futurs passent par la performance sociale et plus encore sociétale de l’entreprise. En effet, l’expérience démontre que les sources d’innovation proviennent généralement des usages de la société civile. L’innovation sociétale se trouve donc à la source de la performance de l’entreprise, notamment par l’apport de valeurs telles que celles du partage, de la solidarité, de l’intelligence collective, etc. Dès à présent, on remarque que les entreprises les plus innovantes recèlent une culture du partage, lié au net et au travail collaboratif. En conséquence, celles qui se fondent sur des valeurs différentes tendent à créer de nouvelles fonctions, telles que la direction de l’innovation, afin de compenser ce manque. Pour Sergio Barbarino (Procter & Gamble), à l’avenir, ce n’est pas la plus grande et la plus globale des entreprises qui sera nécessairement la plus innovante, mais bien celle qui sera la plus ouverte.

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« Mieux travailler ensemble dans un environnement global »

Docteur en automatique et informatique appliquée de l’Ecole Centrale de Nantes, où il est Maître de conférences en informatique et Chargé de mission, Morgan Magnin est à la fois un expert et un passionné des technologies de l’information et de la communication. Il a accepté de partager avec nous sa vision critique et prospective des modes de travail et des environnements qui s’y rattachent.

 

Dr. Magnin, vous travaillez depuis plusieurs années sur le développement d’outils pédagogiques utilisant les opportunités offertes par les nouvelles technologies. Je pense notamment à l’application web MarkUs qui permet de mettre en œuvre le travail collaboratif à distance entre un enseignant et ses élèves. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet et nous expliquer la philosophie vous ayant conduit à son développement ?

L’optimisation des processus de correction des devoirs (rapports de projets, travaux pratiques, examens) est un enjeu crucial dans l’amélioration de nombreuses démarches pédagogiques. Devant ce constat, nous avons exploré différentes voies visant à simplifier la gestion et l’évaluation des travaux remis par les étudiants, notamment par l’intermédiaire de Tablets PC (voir le blog « Tablets PC à Centrale Nantes« , qui synthétise l’ensemble des expériences menées dans le domaine). Si le travail d’annotation est facilité, la gestion des éléments remis par les élèves reste lourde : réception par courrier électronique, stockage temporaire sur la machine, renvoi des fichiers corrigés, etc. C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers un nouvel outil, pertinent et efficace, pour l’évaluation de travaux d’étudiants : MarkUs, initié par l’Université de Toronto en 2006. Après qu’une étudiante en stage à l’Université de Toronto sur ce projet m’a contacté en 2009, j’ai trouvé pertinent que notre établissement rejoigne ce projet, tant pour déployer ce logiciel que pour participer à son développement. C’est ainsi que plus d’une vingtaine de nos élèves ont déjà participé au développement de cet outil, placé sous licence libre (voir encadré infra).

Mais le projet MarkUs n’est qu’une des facettes des projets que nous essayons de développer au niveau des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement. À titre personnel, je concentre mes efforts sur trois axes :

– L’amélioration des processus d’évaluation, à travers la participation à la conception de méthodes nouvelles (tels les Tests de Concordance de Scripts pour l’évaluation des compétences en informatique) et le développement de nouveaux outils (tels que MarkUs) ;

– L’amélioration de l’interactivité entre enseignants et apprenants, par le déploiement d’outils de communication tels que des blogs, l’ajout d’une dimension « réseaux sociaux » dans le matériau pédagogique, etc. ;

– La prise en compte de la mobilité accrue de nos étudiants, entre les stages, leurs activités associatives et les phases d’apprentissage en présentiel. Cela signifie que nous cherchons à mettre en œuvre des outils (cours enregistrés en vidéo, mise à disposition de Tablets PC pour conférer la même facilité d’annotation qu’avec un crayon, etc.) adaptés à l’environnement dans lequel les ingénieurs que nous formons seront amenés à évoluer.

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