Tendances

Adopte un bureau

Si la location d’espaces tertiaires équipés ou de mobiliers de bureau est entrée dans les mœurs, la société Adopte un bureau dévoile aujourd’hui un concept aussi novateur qu’évident: l’achat et la revente des équipements mobiliers! Cette offre se révèle d’autant plus pertinente que les fabricants de mobilier de bureau ont réalisé d’importants efforts pour augmenter la durée de vie de leurs produits[i] dans le cadre de leurs stratégies éco-responsables. Dans le même temps, les opérations de déménagements ou réaménagements des organisations constituent toujours le temps prioritaire pour poser la question du remplacement des équipements. Or, ce type d’évènements intervient pour les entreprises en moyenne tous les 9 à 10 ans[ii], soit dans un cycle plus court que celui de la durée de vie moyenne des mobiliers de bureau. Dès lors, plutôt que de mettre au rebus des équipements encore fiables, la possibilité de leur offrir une seconde vie mérite logiquement d’être étudiée.

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Immeubles de bureaux: pour quoi faire ?

Créer des environnements de travail, c’est anticiper les transformations profondes des modes de travail qu’induisent la révolution numérique, la prise de conscience environnementale et les dynamiques sociales et économiques. La conception d’aménagement durablement performant nécessite un effort de projection dans ce que sera le travail ces prochaines années. Résolument inscrit dans cette démarche, Aventive vous propose, à compter de cet été, une série d’articles prospectifs portant sur les bâtiments, les pratiques, l’environnement et la santé sur les lieux de travail. En préambule, nous souhaitons poser la question de l’utilité de l’immeuble de bureaux.

Les modes de travail, les processus, la culture, les métiers, propres à chaque organisation, se traduisent par un ordonnancement particulier du lieu de travail. Leurs évolutions ont nécessairement généré un besoin répété d’inventer de nouveaux modèles d’aménagement des espaces et, ainsi, de la fabrique aux tiers lieux en passant par le Bürolandschaft et les espaces partagés, le lieu de travail a continuellement cherché à s’adapter aux transformations des organisations. Cependant, un défi inédit est aujourd’hui lancé par l’explosion des outils de travail à distance, laquelle pose froidement la question de la pertinence du lieu de travail traditionnel : à quoi servent encore les immeubles de bureaux?

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Regards croisés sur un projet, l’implantation d’une plateforme de transition professionnelle

« Nous avions déjà travaillé avec le cabinet Transformations il y a un peu plus d’un an, à la réalisation de l’ingénierie immobilière d’un projet des plus original et passionnant qu’il nous ait été donné de réaliser de par la singularité et la complexité de la problématique adressée. Pour ce nouveau projet à Tours, Transformations, assurant toujours la conception et le déploiement du volet « Humain » de l’opération, a souhaité nous impliquer dès l’élaboration de son programme, dans une opération de même nature mais bien plus complexe en termes d’ambition et de volumétries. Il s’agissait de trouver et aménager un site en cohérence avec les enjeux du projet et du territoire, et de créer ainsi un « phalanstère de la transition professionnelle » comme il n’en existe certainement pas d’autres aujourd’hui en France. »

Jean-Philippe Zucchiatti –Directeur Associé Aventive

Aventive a sollicité M. Franck Raspo, Associé du cabinet Transformations, pour évoquer leur collaboration dans le cadre de ce projet de mise en place d’une plateforme de transition professionnelle.

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Nouveaux modes de management, nouveaux espaces: l’holacratie

Après diverses approches tant de l’aménagement des espaces de travail que des organisations elles-mêmes, l’individu semble être enfin compris comme un facteur de performance : une meilleure santé des hommes pour une meilleure santé des entreprises. Parallèlement, l’environnement de travail, les conditions dans lesquelles les utilisateurs évoluent sont remises en question pour mieux s’adapter à l’ère du numérique. Bien évidemment, les aménageurs sont concernés au premier chef par le développement de ces nouvelles méthodes, nouveaux espaces, voire nouveaux produits, tout en y intégrant le plus possible les nouvelles technologies.

Les entreprises veulent ainsi plus d’ouverture, de communication, de transparence, de travail en équipe et étudient comment faire évoluer l’environnement pour que celui-ci le permette. Être accompagné dans un projet de réaménagement devient essentiel, intégrant l’approche dans l’espace mais aussi la réflexion des ressources humaines : de nouvelles règles de vie associées, le change management… jusqu’à de nouvelles méthodes d’organisation, dans la structure même de l’entreprise.

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Prospective pour 2013

Contrairement aux inquiétudes formulées à la même époque en 2012, il semble que le marché de l’immobilier de bureau a remarquablement bien résisté aux soubresauts de la crise, si on en croit les indicateurs Immostat-IPD publiés au début de ce mois [1]. On note que ladite crise a incité les preneurs à se montrer particulièrement attentifs aux coûts de leur immobilier, parvenant ainsi à imprimer une légère baisse aux loyers. Le stock de surfaces disponibles n’ayant pas réellement évolué, on peut en déduire que la prise de nouvelles surfaces par les entreprises ne résulte pas d’une réduction des effectifs mais bien d’une recherche d’opportunités : meilleures conditions contractuelles, emplacement plus propice, espaces plus qualitatifs… La volonté de trouver une meilleure économie globale par les entreprises devrait se poursuivre en 2013. En période d’attentisme prudent et d’investissement mesuré, la politique d’optimisation de son immobilier – qu’on se gardera bien de confondre avec une réduction pure et simple  des surfaces – va naturellement de soi.

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Échanger dans l’entreprise: les media sociaux confirment la demande

SilkRoad, société américaine spécialisée dans les logiciels RH, vient de faire paraître une étude, intitulée Social Media & Workplace Collaboration [1], sur l’utilisation des media sociaux sur les lieux de travail. Les résultats ne sont guère surprenants mais confirment l’utilisation massive de ces réseaux par les salariés, puisque 75% des sondés avouent s’y connecter quotidiennement depuis leur mobile et même 60% plusieurs fois par jour. Plus intéressant encore, le sondage relève comme premier motif de connexion, le désir de contacter ses collègues, devant l’envie de se distraire et celle d’interagir avec ses clients. On note que ce dernier motif est donné avant tout par les services marketing qui voient les media sociaux comme un outil des plus pertinents pour mettre en œuvre leurs stratégies. Le sondage est bien évidemment agrémenté d’un certain nombre de commentaires qui pointent l’inutilité, voire la contre-productivité, d’une politique d’entreprise visant à limiter l’utilisation des réseaux sociaux par les collaborateurs. Au contraire, la demande d’accès ne devrait que croître et les entreprises seront nécessairement amenées à y répondre en offrant les outils et l’accompagnement nécessaires à l’utilisation des media sociaux. Une autre étude [2], conduite au Royaume Uni par Hyphen, cabinet de conseil en recrutement, dévoile que plus de 40% des salariés apprécieraient d’avoir un échange avec leurs managers par l’intermédiaire de Facebook, et la réciproque se révèle tout aussi vraie !

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Faut-il favoriser la sieste sur le lieu de travail?

La possibilité de permettre aux employés de faire une sieste sur leurs lieux de travail est encore un sujet tabou. Elle est pourtant reconnue et acceptée en Asie et, depuis quelques années, les sociétés anglo-saxonnes s’y sont mises. L’idée commence à faire son chemin en France, avec quelques tentatives de faire évoluer les mentalités [i]. Il n’est cependant pas toujours évident de discerner dans cette initiative ce qui relève d’une opération d’image corporate et du constat d’une meilleure productivité des salariés. Qu’en est-il réellement ?

Le principal avantage d’autoriser la sieste en journée est de compenser le manque de sommeil. En effet, si un débat existe sur le fameux « 8H par nuit » tant le besoin en sommeil semble pouvoir différer d’un individu à l’autre, il est scientifiquement prouvé que le manque de sommeil nuit, non pas à la capacité cognitive du sujet, mais à son attention [ii]. Le cerveau perd beaucoup plus rapidement sa capacité à se concentrer sur un travail, parfois même à l’insu du sujet qui peut se croire aussi alerte et attentif qu’habituellement. Il faut noter qu’il existe un lien entre cadences de travail étendues et troubles du sommeil, avec pour conséquence la création d’un cercle vicieux heures supplémentaires > manque de sommeil > perte de concentration > perte de productivité > heures supplémentaires… La sieste n’est donc plus à considérer comme un avantage offert au salarié, mais bien comme l’outil d’une meilleure performance de l’entreprise. Le bénéfice à retirer de ce temps de repos reste d’ailleurs valable pour des cas moins problématiques, tant il permet d’effacer un sentiment de fatigue pouvant intervenir au milieu d’une journée de travail et qui obère l’énergie du salarié. A long terme, ce remède naturel à la somnolence s’avère plus bénéfique pour les salariés qu’une surconsommation de caféine ou de stimulants.

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La vidéo, nouveau standard de la communication en entreprise

On en parle depuis plusieurs années mais aujourd’hui le travail collaboratif à distance est visiblement entré dans les mœurs, depuis la désormais traditionnelle et courante « conference call »  jusqu’à la téléprésence, en passant par les discussions multiutilisateurs sur des messageries instantanées professionnelles.. Selon l’International Data Corporation (IDC), société spécialisée dans l’analyse des données et informations relatives aux NTIC, le marché mondial de la vidéoconférence et de la téléprésence a généré un peu plus d’un demi-milliard de dollars de revenus au 2nd trimestre 2012 [1]. Ce chiffre conséquent marque cependant un léger coup d’arrêt au regard de la fin d’année précédente, mais qui tient d’avantage à une économie mondiale mal en point qu’à une remise en cause de l’intérêt des entreprises pour ce type de solutions.

Est-il encore nécessaire de démontrer la différence de coûts entre un déplacement physique et un échange par mail ou téléphone? C’est d’autant plus vrai dans l’économie actuelle où clients, partenaires et prestataires peuvent se trouver à des distances importantes quand ce n’est pas littéralement dans un autre pays ou continent! A chaque déplacement correspondent des dépenses aussi bien directes (frais de déplacement, comprenant parfois des à côtés comme la restauration ou l’hébergement) qu’indirectes, liées à la fatigue ou au stress du déplacement ou l’absence de la personne de son lieu de travail et ce, en dépit de l’apport des technologies mobiles. On n’oubliera pas non plus de penser aux coûts écologiques, les solutions de déplacement propre n’étant malheureusement pas encore légion. Pour autant, si les communications à distance permettent de réduire drastiquement ces coûts, elles ne sauraient se substituer aux échanges plus directs. Depuis 1967 et les expériences du Pr. Mehrabian, on estime en effet qu’une large part de la communication humaine est non-verbale. L’échange est d’autant plus qualitatif que les intervenants sont les réceptacles inconscients d’une multitude de signes traduisant la confiance, le doute, la motivation, l’interrogation ou l’appréciation de leurs interlocuteurs. Les solutions de visioconférence proposent donc de pallier aux inconvénients de la relation exclusivement écrite ou verbale induite par les outils de communication actuels. Elles font de la vidéo le futur standard de la communication en entreprise.

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Eclairage: innover avec la lumière naturelle

Depuis maintenant plusieurs années, les ampoules à basse consommation se sont imposées sur le marché des entreprises comme des particuliers, de même que les LED, à faible consommation et longue durée de vie, font maintenant partie intégrante du marché de l’éclairage. De nombreux organismes, publics et privés (projets Eco-iighting et Greenlight à l’échelle européenne, Eco-Eclairage et ADEME en France, entre autres…) sont engagés dans des programmes visant à réduire les consommations d’énergie et le réchauffement climatique lié à la profusion, toujours croissante, des éclairages. Il s’agit aussi bien de soutenir des initiatives écologiques, de faire preuve de pédagogie auprès des consommateurs, que d’encourager l’innovation.

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« Mieux travailler ensemble dans un environnement global »

Docteur en automatique et informatique appliquée de l’Ecole Centrale de Nantes, où il est Maître de conférences en informatique et Chargé de mission, Morgan Magnin est à la fois un expert et un passionné des technologies de l’information et de la communication. Il a accepté de partager avec nous sa vision critique et prospective des modes de travail et des environnements qui s’y rattachent.

 

Dr. Magnin, vous travaillez depuis plusieurs années sur le développement d’outils pédagogiques utilisant les opportunités offertes par les nouvelles technologies. Je pense notamment à l’application web MarkUs qui permet de mettre en œuvre le travail collaboratif à distance entre un enseignant et ses élèves. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet et nous expliquer la philosophie vous ayant conduit à son développement ?

L’optimisation des processus de correction des devoirs (rapports de projets, travaux pratiques, examens) est un enjeu crucial dans l’amélioration de nombreuses démarches pédagogiques. Devant ce constat, nous avons exploré différentes voies visant à simplifier la gestion et l’évaluation des travaux remis par les étudiants, notamment par l’intermédiaire de Tablets PC (voir le blog « Tablets PC à Centrale Nantes« , qui synthétise l’ensemble des expériences menées dans le domaine). Si le travail d’annotation est facilité, la gestion des éléments remis par les élèves reste lourde : réception par courrier électronique, stockage temporaire sur la machine, renvoi des fichiers corrigés, etc. C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers un nouvel outil, pertinent et efficace, pour l’évaluation de travaux d’étudiants : MarkUs, initié par l’Université de Toronto en 2006. Après qu’une étudiante en stage à l’Université de Toronto sur ce projet m’a contacté en 2009, j’ai trouvé pertinent que notre établissement rejoigne ce projet, tant pour déployer ce logiciel que pour participer à son développement. C’est ainsi que plus d’une vingtaine de nos élèves ont déjà participé au développement de cet outil, placé sous licence libre (voir encadré infra).

Mais le projet MarkUs n’est qu’une des facettes des projets que nous essayons de développer au niveau des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement. À titre personnel, je concentre mes efforts sur trois axes :

– L’amélioration des processus d’évaluation, à travers la participation à la conception de méthodes nouvelles (tels les Tests de Concordance de Scripts pour l’évaluation des compétences en informatique) et le développement de nouveaux outils (tels que MarkUs) ;

– L’amélioration de l’interactivité entre enseignants et apprenants, par le déploiement d’outils de communication tels que des blogs, l’ajout d’une dimension « réseaux sociaux » dans le matériau pédagogique, etc. ;

– La prise en compte de la mobilité accrue de nos étudiants, entre les stages, leurs activités associatives et les phases d’apprentissage en présentiel. Cela signifie que nous cherchons à mettre en œuvre des outils (cours enregistrés en vidéo, mise à disposition de Tablets PC pour conférer la même facilité d’annotation qu’avec un crayon, etc.) adaptés à l’environnement dans lequel les ingénieurs que nous formons seront amenés à évoluer.

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