Réseaux sociaux

2017, Innovons ensemble

Retour sur la rencontre ACTINEO New Topics

 

Sur fond de climat social tendu en grande partie lié à l’assouplissement du Code du Travail et la « Loi Travail El Khomri » qui devrait être adoptée à l’été 2016 (sauf retrait du Gouvernement), ACTINEO nous reçois à l’Archipèle [i] , ancien Siège de l’INPI mis à disposition de la Ville de Paris pour des activités sociales et solidaires mais également ouvert aux travailleurs nomades, pour traiter la question sensible du temps de travail dans l’entreprise «flexible ou inflexible ».

Alain d’Iribarne, Directeur de Recherche au CNRS et Président du Conseil scientifique d’Actineo, ouvre le débat en mettant en avant que la notion du temps de travail, même si elle est très encadrée en France du point de vue législatif, au travers des accords de branches ou encore les conventions collectives dans les entreprises, le sujet a donné lieu à peu d’approches comparatives avec d’autres pays du point de vue statistique ou encore scientifique certainement du fait des tensions ou enjeux sociaux-économiques que cette question induit. Néanmoins et indubitablement la question du temps de travail est étroitement liée à la notion d’espace qui paradoxalement a connu ces dernières années de fortes évolutions. En effet, les postes de travail classiques sont devenus aujourd’hui une composantes parmi d’autres de l’environnement de travail du salarié, qui dispose de lieux multiples au sein de l’entreprise voire à l’extérieur. Les entreprises modernes pour être performantes tendent à assouplir la contrainte spatiale pour faciliter les nouveaux modes de travail dont mobilité et autonomie sont les maîtres mots (télétravail, tiers lieux, …). Continuer la lecture

Transformations numériques & Immobilier

L’évolution des modes de travail, et notamment l’intégration des nouvelles technologies, pose aux organisations un défi dont de récents sondages montrent qu’il est encore loin d’être relevé. Si les DSI et les RH sont particulièrement sollicités sur cette problématique, particulièrement en ce qui concerne la formation des salariés aux nouveaux outils et méthodes, la responsabilité des environnements de travail dans la réussite ou l’échec de cette transition numérique apparaît tout aussi centrale. Sans cadre adapté, il n’est pas de transformation possible.

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Échanger dans l’entreprise: les media sociaux confirment la demande

SilkRoad, société américaine spécialisée dans les logiciels RH, vient de faire paraître une étude, intitulée Social Media & Workplace Collaboration [1], sur l’utilisation des media sociaux sur les lieux de travail. Les résultats ne sont guère surprenants mais confirment l’utilisation massive de ces réseaux par les salariés, puisque 75% des sondés avouent s’y connecter quotidiennement depuis leur mobile et même 60% plusieurs fois par jour. Plus intéressant encore, le sondage relève comme premier motif de connexion, le désir de contacter ses collègues, devant l’envie de se distraire et celle d’interagir avec ses clients. On note que ce dernier motif est donné avant tout par les services marketing qui voient les media sociaux comme un outil des plus pertinents pour mettre en œuvre leurs stratégies. Le sondage est bien évidemment agrémenté d’un certain nombre de commentaires qui pointent l’inutilité, voire la contre-productivité, d’une politique d’entreprise visant à limiter l’utilisation des réseaux sociaux par les collaborateurs. Au contraire, la demande d’accès ne devrait que croître et les entreprises seront nécessairement amenées à y répondre en offrant les outils et l’accompagnement nécessaires à l’utilisation des media sociaux. Une autre étude [2], conduite au Royaume Uni par Hyphen, cabinet de conseil en recrutement, dévoile que plus de 40% des salariés apprécieraient d’avoir un échange avec leurs managers par l’intermédiaire de Facebook, et la réciproque se révèle tout aussi vraie !

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Conférence: « l’entreprise ouverte »

L’Institut Mines Télécom, Think Tank lancé un an plus tôt en partenariat avec diverses entreprises, organisait, le vendredi 15 juin, une conférence portant sur l’entreprise ouverte. Il y présentait les premiers résultats de ses travaux prospectifs s’agissant de la transformation numérique en cours et de ses impacts à 10 ans  sur la culture, les pratiques RH et managériales des entreprises. Ces travaux ont été réalisés en collaboration étroite avec de grandes entreprises partenaires souhaitant obtenir un retour de connaissance sur les mutations aujourd’hui en cours.

L’institut Mines Télécom ouvrait la conférence par un rappel de ses objectifs propres:

  • Mobiliser les expertises des chercheurs afin de faire évoluer les outils et concevoir des méthodes pédagogiques.
  • Travailler sur les leviers d’évolution et éclairer ainsi la stratégie des entreprises partenaires.

L’approche choisie consiste à faire émerger les questions et repérer les évolutions au moyen d’ateliers constitués d’experts de l’Institut et d’experts internes des entreprises partenaires, avec une grande diversité des métiers représentés (RH, R&D…). Cette démarche permet ainsi de dégager les contours de l’organisation de demain et les enjeux  de performance économique.

Tous s’accordent pour prédire que les développements futurs passent par la performance sociale et plus encore sociétale de l’entreprise. En effet, l’expérience démontre que les sources d’innovation proviennent généralement des usages de la société civile. L’innovation sociétale se trouve donc à la source de la performance de l’entreprise, notamment par l’apport de valeurs telles que celles du partage, de la solidarité, de l’intelligence collective, etc. Dès à présent, on remarque que les entreprises les plus innovantes recèlent une culture du partage, lié au net et au travail collaboratif. En conséquence, celles qui se fondent sur des valeurs différentes tendent à créer de nouvelles fonctions, telles que la direction de l’innovation, afin de compenser ce manque. Pour Sergio Barbarino (Procter & Gamble), à l’avenir, ce n’est pas la plus grande et la plus globale des entreprises qui sera nécessairement la plus innovante, mais bien celle qui sera la plus ouverte.

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« Mieux travailler ensemble dans un environnement global »

Docteur en automatique et informatique appliquée de l’Ecole Centrale de Nantes, où il est Maître de conférences en informatique et Chargé de mission, Morgan Magnin est à la fois un expert et un passionné des technologies de l’information et de la communication. Il a accepté de partager avec nous sa vision critique et prospective des modes de travail et des environnements qui s’y rattachent.

 

Dr. Magnin, vous travaillez depuis plusieurs années sur le développement d’outils pédagogiques utilisant les opportunités offertes par les nouvelles technologies. Je pense notamment à l’application web MarkUs qui permet de mettre en œuvre le travail collaboratif à distance entre un enseignant et ses élèves. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet et nous expliquer la philosophie vous ayant conduit à son développement ?

L’optimisation des processus de correction des devoirs (rapports de projets, travaux pratiques, examens) est un enjeu crucial dans l’amélioration de nombreuses démarches pédagogiques. Devant ce constat, nous avons exploré différentes voies visant à simplifier la gestion et l’évaluation des travaux remis par les étudiants, notamment par l’intermédiaire de Tablets PC (voir le blog « Tablets PC à Centrale Nantes« , qui synthétise l’ensemble des expériences menées dans le domaine). Si le travail d’annotation est facilité, la gestion des éléments remis par les élèves reste lourde : réception par courrier électronique, stockage temporaire sur la machine, renvoi des fichiers corrigés, etc. C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers un nouvel outil, pertinent et efficace, pour l’évaluation de travaux d’étudiants : MarkUs, initié par l’Université de Toronto en 2006. Après qu’une étudiante en stage à l’Université de Toronto sur ce projet m’a contacté en 2009, j’ai trouvé pertinent que notre établissement rejoigne ce projet, tant pour déployer ce logiciel que pour participer à son développement. C’est ainsi que plus d’une vingtaine de nos élèves ont déjà participé au développement de cet outil, placé sous licence libre (voir encadré infra).

Mais le projet MarkUs n’est qu’une des facettes des projets que nous essayons de développer au niveau des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement. À titre personnel, je concentre mes efforts sur trois axes :

– L’amélioration des processus d’évaluation, à travers la participation à la conception de méthodes nouvelles (tels les Tests de Concordance de Scripts pour l’évaluation des compétences en informatique) et le développement de nouveaux outils (tels que MarkUs) ;

– L’amélioration de l’interactivité entre enseignants et apprenants, par le déploiement d’outils de communication tels que des blogs, l’ajout d’une dimension « réseaux sociaux » dans le matériau pédagogique, etc. ;

– La prise en compte de la mobilité accrue de nos étudiants, entre les stages, leurs activités associatives et les phases d’apprentissage en présentiel. Cela signifie que nous cherchons à mettre en œuvre des outils (cours enregistrés en vidéo, mise à disposition de Tablets PC pour conférer la même facilité d’annotation qu’avec un crayon, etc.) adaptés à l’environnement dans lequel les ingénieurs que nous formons seront amenés à évoluer.

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