Mobilité

Projet I SPACE d’IPSOS : participatif, transversal, vertueux

Fin 2016, les collaborateurs d’Ipsos, société leader mondial des études de marketing, et d’opinion, ont emménagé dans leurs nouveaux bureaux : sans changer d’immeuble, ils ont cocréé de nouveaux espaces plus proches des valeurs de l’entreprise, plus en phase avec les attentes des utilisateurs et plus lisibles. Plus qu’un projet financier, de services généraux ou d’aménagement, c’est un projet d’entreprise, un travail sur l’expérience client et sur l’expression de la marque qui a été mené, accompagné par Aventive.

Nous avons demandé aux trois copilotes du projet de nous raconter leurs parcours et de nous donner leurs points de vue, sur chacun des aspects de ce projet.  

Continuer la lecture

Retour sur la rencontre ACTINEO New Topics

 

Sur fond de climat social tendu en grande partie lié à l’assouplissement du Code du Travail et la « Loi Travail El Khomri » qui devrait être adoptée à l’été 2016 (sauf retrait du Gouvernement), ACTINEO nous reçois à l’Archipèle [i] , ancien Siège de l’INPI mis à disposition de la Ville de Paris pour des activités sociales et solidaires mais également ouvert aux travailleurs nomades, pour traiter la question sensible du temps de travail dans l’entreprise «flexible ou inflexible ».

Alain d’Iribarne, Directeur de Recherche au CNRS et Président du Conseil scientifique d’Actineo, ouvre le débat en mettant en avant que la notion du temps de travail, même si elle est très encadrée en France du point de vue législatif, au travers des accords de branches ou encore les conventions collectives dans les entreprises, le sujet a donné lieu à peu d’approches comparatives avec d’autres pays du point de vue statistique ou encore scientifique certainement du fait des tensions ou enjeux sociaux-économiques que cette question induit. Néanmoins et indubitablement la question du temps de travail est étroitement liée à la notion d’espace qui paradoxalement a connu ces dernières années de fortes évolutions. En effet, les postes de travail classiques sont devenus aujourd’hui une composantes parmi d’autres de l’environnement de travail du salarié, qui dispose de lieux multiples au sein de l’entreprise voire à l’extérieur. Les entreprises modernes pour être performantes tendent à assouplir la contrainte spatiale pour faciliter les nouveaux modes de travail dont mobilité et autonomie sont les maîtres mots (télétravail, tiers lieux, …). Continuer la lecture

Transformations numériques & Immobilier

L’évolution des modes de travail, et notamment l’intégration des nouvelles technologies, pose aux organisations un défi dont de récents sondages montrent qu’il est encore loin d’être relevé. Si les DSI et les RH sont particulièrement sollicités sur cette problématique, particulièrement en ce qui concerne la formation des salariés aux nouveaux outils et méthodes, la responsabilité des environnements de travail dans la réussite ou l’échec de cette transition numérique apparaît tout aussi centrale. Sans cadre adapté, il n’est pas de transformation possible.

Continuer la lecture

Open-space ? Non. Open-place !

L’open-space fait à nouveau couler de l’encre et des pixels dans l’actualité, portée notamment par des critiques sévères en provenance du monde anglo-saxon. Si la question de l’ouverture des espaces n’a jamais réellement quitté les débats depuis l’époque où l’image de rangées de bureaux anonymes terrorisait à juste titre les travailleurs, la mise en œuvre d’espaces paysagers prenant en compte les besoins des métiers et des individus semblait avoir pour partie apaisé les débats. L’émergence de nouvelles critiques, ou la résurgence de certaines plus anciennes, interpelle et oblige les professionnels de l’environnement de travail à penser une nouvelle fois aux meilleures réponses à apporter, non pour défendre l’open-space de manière dogmatique, mais bien pour penser les aménagements les plus performants.

Des critiques constructives

En vérité, il est tout à fait possible de partager certains combats, notamment celui mené contre la création systématique d’espaces ouverts sans étude préalable des profils métiers qui doivent les occuper. L’open-space ne peut être décrété d’autorité comme l’espace de travail idéal : quel intérêt de faire des économies sur les surfaces – bénéfice souvent attendu de l’espace ouvert – si c’est pour perdre plus encore sur la productivité et l’engagement des collaborateurs ? Le mètre carré le plus économique n’est pas nécessairement celui qu’on ne paie pas, mais bien celui qui est le mieux utilisé au regard des objectifs de l’entreprise !

Continuer la lecture

L’immobilier, outil-clé de la stratégie nationale de développement durable

Au 1er janvier 2014, la France lancera sa Stratégie Nationale pour la Transition Écologique (SNTE) qui succèdera à dix années de Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD) [i], soit l’heure de tirer un premier bilan de ce qui devait être l’aiguillon de politiques publiques plus soucieuses d’un développement harmonieux, écologique et responsable. Près de 50 indicateurs (19 de premier niveau et 30 de second niveau) livreront bientôt leur verdict quant aux progrès réalisés en France pour faire du développement durable, non plus une figure de style mais une réalité. La dernière SNDD, adoptée en 2010, prônait un certain nombre d’actions phares sur lesquelles il semble pertinent de revenir du point de vue de la sphère immobilière. On ne sera pas surpris de faire des connexions immédiates avec ces neufs défis lancés par la SNDD, tant il est vrai que l’immobilier concerne aussi bien les bâtiments, que les aménagements, les hommes et leurs comportements.

Défis n°1 : consommation et production durables

La prise en compte du cycle de vie du bâtiment, des aménagements comme des équipements, est désormais un incontournable de la politique immobilière et d’achats des organisations. Intégrée dès les cahiers des charges, elle marque la transition des acteurs vers une réflexion en coût global. Originellement décriés pour le montant des coûts initiaux, les produits et services éco-conçus s’imposent grâce à leur durabilité et leur recyclabilité qui en font des investissements rentables à moyen terme.

Défis n°2 : société de la connaissance

A plusieurs titres, l’aménagement peut jouer un rôle important dans la diffusion de la connaissance. L’espace efficient n’est-il pas celui qui permet de fluidifier et d’inciter la communication? De l’étude des proximités intra et inter-services à la programmation des espaces d’échanges formel et informel en passant par la traduction de la culture de l’entreprise dans son architecture intérieure, l’aménageur a l’obligation de favoriser la communication entre et vers les différents publics des organisations. Plus encore!  Il peut concevoir un espace incitant les occupants aux bonnes pratiques, notamment environnementales et favoriser l’émergence des éco-salariés.

Continuer la lecture

La vidéo, nouveau standard de la communication en entreprise

On en parle depuis plusieurs années mais aujourd’hui le travail collaboratif à distance est visiblement entré dans les mœurs, depuis la désormais traditionnelle et courante « conference call »  jusqu’à la téléprésence, en passant par les discussions multiutilisateurs sur des messageries instantanées professionnelles.. Selon l’International Data Corporation (IDC), société spécialisée dans l’analyse des données et informations relatives aux NTIC, le marché mondial de la vidéoconférence et de la téléprésence a généré un peu plus d’un demi-milliard de dollars de revenus au 2nd trimestre 2012 [1]. Ce chiffre conséquent marque cependant un léger coup d’arrêt au regard de la fin d’année précédente, mais qui tient d’avantage à une économie mondiale mal en point qu’à une remise en cause de l’intérêt des entreprises pour ce type de solutions.

Est-il encore nécessaire de démontrer la différence de coûts entre un déplacement physique et un échange par mail ou téléphone? C’est d’autant plus vrai dans l’économie actuelle où clients, partenaires et prestataires peuvent se trouver à des distances importantes quand ce n’est pas littéralement dans un autre pays ou continent! A chaque déplacement correspondent des dépenses aussi bien directes (frais de déplacement, comprenant parfois des à côtés comme la restauration ou l’hébergement) qu’indirectes, liées à la fatigue ou au stress du déplacement ou l’absence de la personne de son lieu de travail et ce, en dépit de l’apport des technologies mobiles. On n’oubliera pas non plus de penser aux coûts écologiques, les solutions de déplacement propre n’étant malheureusement pas encore légion. Pour autant, si les communications à distance permettent de réduire drastiquement ces coûts, elles ne sauraient se substituer aux échanges plus directs. Depuis 1967 et les expériences du Pr. Mehrabian, on estime en effet qu’une large part de la communication humaine est non-verbale. L’échange est d’autant plus qualitatif que les intervenants sont les réceptacles inconscients d’une multitude de signes traduisant la confiance, le doute, la motivation, l’interrogation ou l’appréciation de leurs interlocuteurs. Les solutions de visioconférence proposent donc de pallier aux inconvénients de la relation exclusivement écrite ou verbale induite par les outils de communication actuels. Elles font de la vidéo le futur standard de la communication en entreprise.

Continuer la lecture

« Mieux travailler ensemble dans un environnement global »

Docteur en automatique et informatique appliquée de l’Ecole Centrale de Nantes, où il est Maître de conférences en informatique et Chargé de mission, Morgan Magnin est à la fois un expert et un passionné des technologies de l’information et de la communication. Il a accepté de partager avec nous sa vision critique et prospective des modes de travail et des environnements qui s’y rattachent.

 

Dr. Magnin, vous travaillez depuis plusieurs années sur le développement d’outils pédagogiques utilisant les opportunités offertes par les nouvelles technologies. Je pense notamment à l’application web MarkUs qui permet de mettre en œuvre le travail collaboratif à distance entre un enseignant et ses élèves. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet et nous expliquer la philosophie vous ayant conduit à son développement ?

L’optimisation des processus de correction des devoirs (rapports de projets, travaux pratiques, examens) est un enjeu crucial dans l’amélioration de nombreuses démarches pédagogiques. Devant ce constat, nous avons exploré différentes voies visant à simplifier la gestion et l’évaluation des travaux remis par les étudiants, notamment par l’intermédiaire de Tablets PC (voir le blog « Tablets PC à Centrale Nantes« , qui synthétise l’ensemble des expériences menées dans le domaine). Si le travail d’annotation est facilité, la gestion des éléments remis par les élèves reste lourde : réception par courrier électronique, stockage temporaire sur la machine, renvoi des fichiers corrigés, etc. C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers un nouvel outil, pertinent et efficace, pour l’évaluation de travaux d’étudiants : MarkUs, initié par l’Université de Toronto en 2006. Après qu’une étudiante en stage à l’Université de Toronto sur ce projet m’a contacté en 2009, j’ai trouvé pertinent que notre établissement rejoigne ce projet, tant pour déployer ce logiciel que pour participer à son développement. C’est ainsi que plus d’une vingtaine de nos élèves ont déjà participé au développement de cet outil, placé sous licence libre (voir encadré infra).

Mais le projet MarkUs n’est qu’une des facettes des projets que nous essayons de développer au niveau des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement. À titre personnel, je concentre mes efforts sur trois axes :

– L’amélioration des processus d’évaluation, à travers la participation à la conception de méthodes nouvelles (tels les Tests de Concordance de Scripts pour l’évaluation des compétences en informatique) et le développement de nouveaux outils (tels que MarkUs) ;

– L’amélioration de l’interactivité entre enseignants et apprenants, par le déploiement d’outils de communication tels que des blogs, l’ajout d’une dimension « réseaux sociaux » dans le matériau pédagogique, etc. ;

– La prise en compte de la mobilité accrue de nos étudiants, entre les stages, leurs activités associatives et les phases d’apprentissage en présentiel. Cela signifie que nous cherchons à mettre en œuvre des outils (cours enregistrés en vidéo, mise à disposition de Tablets PC pour conférer la même facilité d’annotation qu’avec un crayon, etc.) adaptés à l’environnement dans lequel les ingénieurs que nous formons seront amenés à évoluer.

Continuer la lecture

Nomadisme et lieux de travail

Les résultats d’une étude sur le « workshifting » ont été récemment publiés par la société Citrix. 1 100 responsables informatiques de grandes entreprises, dans onze pays, dont la France, ont été sollicités pour faire part de l’intérêt de leur société pour le développement du nomadisme. Les résultats se révèlent spectaculaires. Pas moins de 93% des organisations comptent, d’ici fin 2013, avoir mis à disposition de tout ou partie de leurs salariés les outils nécessaires à la pleine utilisation de leur environnement de travail quel que soit le lieu ou le moment choisis pour y accéder. Si les entreprises françaises accusent un léger retard, avec moins de 30% d’entre elles ayant mis en œuvre cette démarche facilitant le travail loin du poste, elles entendent le rattraper rapidement dans les 24 prochains mois. Les trois arguments-clés de cette stratégie sont, sans surprise, une rationalisation des coûts d’activité, une plus grande flexibilité pour les collaborateurs et une amélioration du support pour les activités nomades. Au rayon des bénéfices, on note qu’une part substantielle des sondés voient le développement des outils de la mobilité comme un argument pour attirer et retenir les jeunes talents. La suite de l’enquête s’attarde sur les avantages liés à la virtualisation des données, ce qui ramène aux activités de Citrix, son commanditaire.

Un risque pour l’entreprise?

Hors les avantages évoqués dans cette enquête, la mobilité accrue du travailleur, désirée par les entreprises, présente également un certain nombre d’inconvénients. La plus grande inquiétude des employeurs tient aux problèmes qui naîtraient d’une transmission déficiente de la culture d’entreprise. Loin de ses collègues et d’un lieu de vie où s’exprime l’appartenance à une entreprise, le travailleur nomade se trouve en effet déraciné, avec les risques de perdre la transmission d’un savoir-faire propre à son entreprise, d’être moins attaché et solidaire de son employeur, de perdre un niveau de communication – parfois riche d’enseignements ! – exprimé par les attitudes ou les digressions de ses interlocuteurs, enfin de rendre délicat l’exercice d’un management qui n’est plus en prise direct avec le collaborateur. Ces inquiétudes ne sont toutefois pas suffisantes pour ralentir la marche en avant de la mobilité des travailleurs, l’enquête dévoilée ci-dessus en étant une preuve parmi d’autres. Le sujet est d’autant plus d’actualité que le télétravail vient de faire l’objet d’une loi, en date du 29 février 2012, pour inscrire ses modalités dans le Code du travail, répondant ainsi à une demande pour favoriser la croissance de ce nouveau mode de travail (1). Continuer la lecture

« Mobilis in mobile »

Google vient de faire paraître une étude sur le niveau d’équipement en smartphones dans un certain nombre de pays, dont la France. Sur l’échantillon de 2000 Français consultés, il ressort que 38% d’entre eux possèdent un smartphone à titre privé, auxquels il faut donc ajouter ceux fournis par l’employeur lorsque les deux ne se confondent pas en un seul outil, utilisé tant personnellement que professionnellement. Dans 69% des cas, les sondés possèdent également un laptop (ou assimilés). Coïncidence, cette étude est publiée alors que la France fête le premier anniversaire d’un taux de pénétration du téléphone mobile supérieur à 100%, selon les données collectées par l’ARCEP.

L’utilisation des technologies mobiles a donc largement dépassé le cadre du phénomène en développement pour devenir une réalité concrète, quotidienne et touchant toutes les couches de la société.

Mobilité & productivité

Naturellement, cela induit une évolution des modes de communication entre individus, notamment au sein de l’entreprise. Les technologies mobiles favorisent la réactivité, la flexibilité et l’autonomie, de même qu’elles réduisent drastiquement les temps non-productifs puisque les délais de transmission des messages, ainsi que la possibilité de les traiter, tendent à disparaître. Dans son livre L’entreprise mobile, Charles-Henri Besseyre des Horts a interrogé plus de 300 dirigeants d’entreprise : 80% d’entre eux estiment que l’utilisation des technologies mobiles a généré des gains de productivité. Son questionnaire datant de 2007, le développement desdites technologies (notamment les facilités nées de la diffusion massive des écrans tactiles en téléphonie mobile, mais on peut aussi penser à la visiophonie) n’a pu que participer à cette tendance. Les gains de productivité naissent non seulement de l’immédiateté nouvelle de la transmission des informations, mais également de la possibilité de réaliser à l’extérieur de l’entreprise toutes les activités qui y étaient précédemment contraintes : création, analyse et traitement donc, mais également réunion de travail, arbitrage et prise de décision. Plus que jamais, l’ordinateur portable, couplé au gsm, devient le poste de travail du salarié, à tel point que le travail peut aujourd’hui être totalement dissocié d’un lieu précis pour s’inviter dans des endroits autrefois associés à la décontraction : jardins publics, terrasses d’un café, voire le canapé familial.

Continuer la lecture

L’interface homme-machine selon Microsoft

Alors que les smartphones sont devenus le compagnon pratiquement indispensable des actifs, il semblerait que les technologies d’interface tactile ne constituent que l’avant-garde de la révolution technologique actuellement en marche! Réalité augmentée, capteurs miniaturisés reconnaissant les mouvements ou la voix, papier électronique et OLED… autant de termes auxquels nous devons d’ores et déjà nous habituer tant ils sont appelés à entrer très prochainement dans notre quotidien. Ce développement technologique induit naturellement la modification de nos modes, de nos outils et de nos environnements de travail, comme l’imagine Microsoft dans la vidéo ci-dessous.

Bienvenue sur le blog d’Aventive!

Première visite ? Cliquez ici.

LinkedIn

Twitter