Prospective pour 2013

Contrairement aux inquiétudes formulées à la même époque en 2012, il semble que le marché de l’immobilier de bureau a remarquablement bien résisté aux soubresauts de la crise, si on en croit les indicateurs Immostat-IPD publiés au début de ce mois [1]. On note que ladite crise a incité les preneurs à se montrer particulièrement attentifs aux coûts de leur immobilier, parvenant ainsi à imprimer une légère baisse aux loyers. Le stock de surfaces disponibles n’ayant pas réellement évolué, on peut en déduire que la prise de nouvelles surfaces par les entreprises ne résulte pas d’une réduction des effectifs mais bien d’une recherche d’opportunités : meilleures conditions contractuelles, emplacement plus propice, espaces plus qualitatifs… La volonté de trouver une meilleure économie globale par les entreprises devrait se poursuivre en 2013. En période d’attentisme prudent et d’investissement mesuré, la politique d’optimisation de son immobilier – qu’on se gardera bien de confondre avec une réduction pure et simple  des surfaces – va naturellement de soi.

Une meilleure rentabilité de sa ressource immobilière ne s’obtient pas que par une stratégie de réductions des coûts mais passe également par une réflexion pointue sur la valeur ajoutée de ses surfaces. Au-delà du transfert pur et simple vers un nouveau site, les entreprises ont tout intérêt à étudier la possibilité de réaménager leurs espaces pour mettre en œuvre une meilleure  organisation du travail. Le site le plus intéressant est parfois tout simplement celui sur lequel on se trouve déjà! En s’épargnant des coûts de transfert, des travaux parfois lourds d’adaptation des locaux, sans compter la problématique sociale, l’entreprise peut cependant améliorer sa performance globale en réinventant ses espaces. A l’heure d’une meilleure maîtrise des coûts et d’une recherche d’efficacité accrue, la question mérite d’être posée.

En 2013, le « green » sera toujours (plus) d’actualité. La menace d’une obsolescence rapide des biens, aussi bien par rapport aux normes qu’aux attentes des utilisateurs, entretient la dynamique de verdissement du parc immobilier. Si l’amélioration des performances des bâtiments peut contribuer à maintenir des prix assez élevés, les gains en termes financiers, sanitaires et d’image à moyenne échéance pour les preneurs restent intéressants. On réitérera cependant les avertissements mentionnés dans de précédents articles du présent blog: un bâtiment labellisé ne générera les bénéfices attendus qu’à condition de disposer d’un aménagement prenant en compte et valorisant ses caractéristiques et incitant les occupants aux bonnes pratiques.

L’aménagement proprement dit devrait poursuivre la mutation observée ces dernières années en privilégiant des espaces modulables, productifs et conviviaux aux grands espaces ouverts anonymes. Conséquence d’une nomadisation croissante des salariés, le siège social est appelé à devenir principalement un lieu de rencontres et d’échanges, mais également de ré-enracinement dans le projet social et la culture de l’entreprise. Verra-t-on les zones de concentration individuelle passer en minorité dans l’aménagement global ? N’allons pas trop vite en besogne… mais il est certain que la capacité nouvelle à travailler en tout lieu, grâce aux outils de la mobilité,  tend à l’optimisation des espaces de traitement pour accorder une place croissante les « cool offices » ou « social offices ». Des termes neufs mais en voie de popularisation rapide. Rendez-vous en 2014 pour en avoir la preuve.

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