Immobilier

Performance au travail, et si tout commençait par les bureaux?

Jeudi 16 février, Actinéo, l’observatoire de la qualité de vie au bureau, organisait dans le cadre prestigieux de l’Assemblée Nationale ses 10èmes Rencontres, sur le thème de la performance au travail. Pendant toute une matinée, un parterre de professionnels de l’environnement de travail a fourni sa vision et échangé avec la salle sur l’importance de retrouver le plaisir du travail collectif et le rôle de l’aménagement pour le favoriser et, plus globalement, créer les conditions d’un réel bien-être au bureau.

Quelques faits tenaces furent rappelés en introduction, notamment que le taux d’absentéisme en France est le plus élevé d’Europe. Or, si le niveau d’engagement nécessaire à la performance dépend de la motivation des collaborateurs celle-ci s’avère liée principalement à la relation aux autres, id est la qualité de l’environnement social, et l’organisation du travail, tant au niveau de son contenu mais également de son sens. Ces points soulignent une mutation importante du rapport au travail où la volonté de faire s’est substituée au devoir de faire. Les salariés formulent en conséquence deux exigences fortes que sont la reconnaissance d’une part, la proximité et la présence managériale d’autre part, soit probablement deux problématiques sur lesquels le modèle français doit encore fournir des efforts. Marc Grosser, Directeur des affaires sociales et de la responsabilité sociétale au sein de Danone, souligne le niveau d’engagement extrêmement fort (90%) des salariés du Groupe. Il l’explique par la prise en compte de l’importance du rôle du manager, auquel il est demandé en priorité de travailler à la clarté de ses demandes et à accompagner le collaborateur dans son développement professionnel. La gestion RH des managers n’est plus tant celle des ressources que celle des relations humaines.

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2012 entre grisaille et verdure

Le leader mondial de la commercialisation, Jones Lang LaSalle, vient de faire paraître un rapport portant sur le bilan de l’immobilier d’entreprises pour l’année écoulée et ses perspectives pour 2012. On relève notamment qu’avec environ 2.3 millions de m² de demande placée, le marché locatif francilien, porté par quelques grandes opérations, n’a pas encore souffert de la crise. Si elle devrait diminuer de 10 à 15% en 2012, Jones Lang LaSalle prédit, dans son étude trimestrielle, que différents facteurs porteront l’activité, notamment « l’intérêt des entreprises pour les immeubles aux normes environnementales ». Si Paris intra-muros propose à ce titre une offre qualitative limitée, sa périphérie se montre plus dynamique en proposant un large éventail de bureaux neufs labellisés ou en restructuration afin de répondre à la demande des entreprises pour des locaux plus sains et moins énergivores. Or, cette demande rencontre aujourd’hui une offre également très intéressée par les performances économiques des immeubles verts : IPD (étude à consulter ici) vient en effet de démontrer que ceux-ci offrent un taux de remplissage, un niveau de bail et un rendement plus intéressant que les immeubles haut de gamme non-verts ! Aiguillonnés par une réglementation ambitieuse (RT2012 et Grenelle II, notamment), pour l’ensemble des acteurs il n’existe désormais plus aucun doute que la prise en compte de la qualité environnementale est le grand défi du secteur immobilier pour les années à venir. L’accroissement des surfaces certifiées ou la mise en œuvre d’un label HQE© Exploitation par Certivea témoignent également de cet engagement vers le « verdissement » du marché immobilier.

Reste deux points durs. Primo, eu égard aux perspectives de croissance en berne de l’économie, un nombre important de décisions immobilières devraient être suspendues, alors même que l’opportunité d’un réaménagement ou d’un déménagement afin d’améliorer la rentabilité de sa ressource immobilière devrait être étudiée en toute priorité. Secundo, le fait de s’installer dans un immeuble certifié ne garantit pas une économie automatique sur les coûts : encore faut-il choisir, parmi un grand nombre de labels en attendant d’harmonisation, le site qui répond réellement aux ambitions écologiques et économiques de l’entreprise et disposer d’un aménagement qui utilise et met en valeur les caractéristiques du bâtiment. Attention! Tous les sites labellisés ne se valent pas! Tout dépend des cibles atteintes et de l’impact de celles-ci sur les coûts d’exploitation. Quoi qu’il en soit, stimulé par l’offre croissante de produits verts, l’immobilier en 2012 devra être considéré par les utilisateurs sous l’angle d’une opportunité en dépit de – et même contre – la crise annoncée.

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