Entretien

Baromètre 2017 de la qualité de vie au bureau

Deux ans après sa dernière édition, l’Observatoire Actineo présente les grands enseignements de son Baromètre 2017.

Réalisée avec l’institut Sociovision, cette septième édition s’appuie sur un échantillon représentatif de 1 200 actifs travaillant dans un bureau, et s’enrichit d’une mise en perspective avec les données de l’enquête Sociovision 2017-2018 portant sur tous les actifs français.

Quel est l’environnement perçu comme idéal par les actifs travaillant dans un bureau ? La mutation annoncée des espaces de travail (flex office, open space, coworking…) alimentée par une génération millennials hyper-connectée et collaborative, est-elle réellement en marche ? L’espace et la gestion du temps sont-ils les nouveaux défis à relever pour les entreprises ?

Continuer la lecture

Projet I SPACE d’IPSOS : participatif, transversal, vertueux

Fin 2016, les collaborateurs d’Ipsos, société leader mondial des études de marketing, et d’opinion, ont emménagé dans leurs nouveaux bureaux : sans changer d’immeuble, ils ont cocréé de nouveaux espaces plus proches des valeurs de l’entreprise, plus en phase avec les attentes des utilisateurs et plus lisibles. Plus qu’un projet financier, de services généraux ou d’aménagement, c’est un projet d’entreprise, un travail sur l’expérience client et sur l’expression de la marque qui a été mené, accompagné par Aventive.

Nous avons demandé aux trois copilotes du projet de nous raconter leurs parcours et de nous donner leurs points de vue, sur chacun des aspects de ce projet.  

Continuer la lecture

Retour sur la rencontre ACTINEO New Topics

 

Sur fond de climat social tendu en grande partie lié à l’assouplissement du Code du Travail et la « Loi Travail El Khomri » qui devrait être adoptée à l’été 2016 (sauf retrait du Gouvernement), ACTINEO nous reçois à l’Archipèle [i] , ancien Siège de l’INPI mis à disposition de la Ville de Paris pour des activités sociales et solidaires mais également ouvert aux travailleurs nomades, pour traiter la question sensible du temps de travail dans l’entreprise «flexible ou inflexible ».

Alain d’Iribarne, Directeur de Recherche au CNRS et Président du Conseil scientifique d’Actineo, ouvre le débat en mettant en avant que la notion du temps de travail, même si elle est très encadrée en France du point de vue législatif, au travers des accords de branches ou encore les conventions collectives dans les entreprises, le sujet a donné lieu à peu d’approches comparatives avec d’autres pays du point de vue statistique ou encore scientifique certainement du fait des tensions ou enjeux sociaux-économiques que cette question induit. Néanmoins et indubitablement la question du temps de travail est étroitement liée à la notion d’espace qui paradoxalement a connu ces dernières années de fortes évolutions. En effet, les postes de travail classiques sont devenus aujourd’hui une composantes parmi d’autres de l’environnement de travail du salarié, qui dispose de lieux multiples au sein de l’entreprise voire à l’extérieur. Les entreprises modernes pour être performantes tendent à assouplir la contrainte spatiale pour faciliter les nouveaux modes de travail dont mobilité et autonomie sont les maîtres mots (télétravail, tiers lieux, …). Continuer la lecture

Regards croisés sur un projet, l’implantation d’une plateforme de transition professionnelle

« Nous avions déjà travaillé avec le cabinet Transformations il y a un peu plus d’un an, à la réalisation de l’ingénierie immobilière d’un projet des plus original et passionnant qu’il nous ait été donné de réaliser de par la singularité et la complexité de la problématique adressée. Pour ce nouveau projet à Tours, Transformations, assurant toujours la conception et le déploiement du volet « Humain » de l’opération, a souhaité nous impliquer dès l’élaboration de son programme, dans une opération de même nature mais bien plus complexe en termes d’ambition et de volumétries. Il s’agissait de trouver et aménager un site en cohérence avec les enjeux du projet et du territoire, et de créer ainsi un « phalanstère de la transition professionnelle » comme il n’en existe certainement pas d’autres aujourd’hui en France. »

Jean-Philippe Zucchiatti –Directeur Associé Aventive

Aventive a sollicité M. Franck Raspo, Associé du cabinet Transformations, pour évoquer leur collaboration dans le cadre de ce projet de mise en place d’une plateforme de transition professionnelle.

Continuer la lecture

AT Kearney, l’aménagement au plus près de la marque

Printemps 2013. A.T. Kearney, cabinet de conseil en stratégie, prend possession de ses nouveaux locaux au 23 rue de l’Université à Paris. Pour cette société qui emploie des professionnels de haut niveau et accompagne des acteurs majeurs du marché français, ce nouveau siège social incarne une nouvelle étape dans le développement de leur image haut de gamme et de la performance de leurs collaborateurs. Pour répondre à ces exigences, A.T. Kearney a confié à Aventive une mission globale d’accompagnement pour l’aménagement du site et le transfert des équipes.

L’immeuble du 23 rue de l’Université allie des caractéristiques rarement associées. Situé dans un tissu urbain au patrimoine historique fort et synonyme d’élégance, il  a été récemment remis à neuf et bénéficie du label HQE. S’y ajoute une valeur artistique unique grâce à l’exceptionnelle intervention du peintre et sculpteur Gérard Garouste en façade et au rez-de-chaussée. Pour Aventive l’un des challenges est donc de répondre à l’exigence exprimée par le choix du site et par le projet architectural. Au-delà de l’ambition en terme d’image, il faut également proposer aux collaborateurs un environnement de travail fonctionnel, modulable, confortable, moderne, accessible à toutes les générations et les cultures, favorisant l’esprit d’équipe et le travail collaboratif. Naturellement, l’ambition du projet ne doit pas se faire au détriment de la maîtrise des coûts.

Continuer la lecture

Et si nous avions mieux géré nos réimplantations?

© Adrien Pouthier/LeMoniteur.fr

Alors en charge d’une entité chargée de la Logistique du Groupe, après avoir été DRH de Groupama SA, François Rajaud a conduit deux opérations majeures de déménagement concernant respectivement, 2500 et 3500 postes de travail: « Tous les objectifs auront été atteints. Les tours ont été rendues vidées à leurs nouveaux exploitants. Les délais ont été tenus, les budgets n’ont pas été dépassés. Toutes les équipes ont été correctement ré-emménagées. »

Mais… si c’était à refaire?

Partant de son retour d’expérience, François Rajaud aborde des thèmes cruciaux pour les responsables de projets présents et futurs: l’aménagement au-delà de la problématique immobilière, des méthodologies innovantes pour les maîtres d’ouvrage, l’intégration de nouveaux acteurs dans ces opérations, notamment les RH… En somme, une plaidoirie pour une véritable gestion des espaces de et du travail.

Vous avez conduit coup sur coup deux grosses opérations de déménagements/réaménagements, en particulier sur La Défense: pouvez-vous nous en resituer le contexte, les enjeux et objectifs?

A l’été 2007, le Groupe, acteur majeur dans son secteur des services, prend la décision de vendre rapidement les 60.000 m2 utiles de la tour CB21 à La Défense et de redéployer les équipes concernées sur 45.000 m2 dans deux immeubles à proximité mais devant être rénovés totalement. Le 30 avril 2008 la tour est livrée vide à son nouveau propriétaire. Au total 2500 postes de travail tertiaires ont été déplacés en quatre mois. En décembre 2009, le Groupe négocie une résiliation anticipée de son bail de location de la tour Prisma à La Défense, soit 20.000 m2. Ceci sur fond concomitant d’une réorganisation sur un périmètre beaucoup plus large. 40.000 m2 de surfaces à proximité ont été pour l’occasion complètement rénovées. Le 30 septembre 2010 la tour est rendue vidée à son propriétaire. Au total près de 3500 postes de travail ont été déplacés en quatre mois.

Continuer la lecture

Du traitement de l’espace pour accroître un agir ensemble

Si le lien entre l’espace commercial et les environnements de bureau se fait une place croissante dans la doxa immobilière, il n’en reste pas moins, sinon superficiel, du moins incomplet. L’intégration de la marque dans les espaces afin de transmettre une image, des valeurs, une culture, à tous les publics de l’entreprise constitue l’exemple le plus remarquable de la nouvelle porosité entre ces deux univers. La démarche de design expérientiel portée par Aventive se nourrit ainsi des développements conduits par des enseignes commerciales pour créer des environnements multisensoriels et uniques destinés à leurs consom’acteurs. Pour autant, nombre de leçons issues de l’expérience du lieu de vente n’ont pas encore pénétré la sphère de l’aménagement de bureaux. Ce constat réalisé par Aventive, est également porté par François Rajaud, Expert RH, Relations sociales et RSE. Passé notamment par les NMPP (Presstalis) et Groupama, où il a occupé les postes de DRH de Groupama SA et Directeur Achats et Logistique Groupe, François Rajaud a accepté de partager avec nous sa vision prospective sur le sujet.

—–

De longue date un savoir s’est constitué sur la relation entre l’acte d’achat et l’espace de vente, au travers des pratiques ancestrales de marchands à l’étal, d’expérimentations généralisées dans la grande distribution, de conceptualisations récentes couronnées de réussites commerciales incontestables. Rien cependant, ou si peu, quant à la relation entre l’acte de travailler et l’espace de travail tertiaire.

Le « merchandising » est un pan du marketing qui s’appuie sur des mesures, des analyses et des méthodes visant à optimiser la présentation spatiale et psychologique de produits ou de services à vendre. Il vise principalement deux objectifs : en premier lieu, favoriser et engendrer le passage à l’acte d’achat, et en second lieu affirmer l’identité de la marque. Il s’attache pour ce faire à ce que soient guidé et facilité le cheminement du client, augmentées la lisibilité et l’attractivité d’une offre, concrétisé le rapport qualité/service rendus.

Continuer la lecture

L’immobilier, facteur-clé du change management

« Chez Aventive, nous disons à l’envie que l’homme est au cœur du projet. Nous y croyons, et nous le mettons en œuvre dès que l’occasion nous en est donnée. Nous refusons de reproduire systématiquement les schémas qui fonctionnent par ailleurs, nous sommes opposés à la duplication d’un projet à l’autre car nous sommes très attachés à mettre en place des environnements de travail et lieux vie porteurs de sens. Pour y parvenir, les espaces doivent à minima refléter les valeurs de ceux qui les occupent, et non celles de ceux qui les conçoivent. Pour y parvenir, le concepteur devra pouvoir appréhender l’expression d’un besoin en ayant la force de s’affranchir du carcan technico-temporel du projet. Nous avons eu l’opportunité, l’été dernier, de travailler sur une problématique originale lorsqu’un cabinet de Change Management nous a approchés pour traduire un programme purement social qu’il avait élaboré. Il nous a fallu comprendre, interpréter et mettre en perspective des solutions pour réaliser une opération complexe par sa nature et ses enjeux, s’agissant de trouver le site et l’aménager en conformité avec les attentes fortes qui nous avaient été exprimées. » _ Jean-Philippe Zucchiatti – Directeur Associé Aventive

Aventive a sollicité M. Thoai Phong Nguyen, Directeur Associé du cabinet Transformations, pour évoquer leur collaboration dans le cadre du projet d’amélioration du sens donné au travail et de l’engagement collectif au sein d’un grand groupe industriel français.

—————

Transformations est intervenu récemment pour des grands comptes dans le cadre d’importantes problématiques comportementales individuelles et collectives. Pouvez-vous nous présenter l’activité de votre société?

Notre cabinet est un conseil en changement et transformation d’entreprise. Partant d’un travail sur la culture et l’identité professionnelle de nos clients, nous intervenons sur les résistances au changement, qu’elles soient de nature psychologique, organisationnelle ou symbolique.  Nous travaillons notamment à la démystification des tabous ou la levée des peurs par des mises en situation forcément collectives. Il faut pour cela que le client soit courageux et nous fasse confiance, parce que tout changement, toute transformation engendre naturellement des réactions qui peuvent sembler négatives: pour nous, pas de guérison sans fièvre. La pire des situations étant l’absence de symptôme, soit parce que nous n’avons pas assez challengé le corps social, soit parce que cela indique un désinvestissement des collaborateurs dans leur travail.

Continuer la lecture

« Mieux travailler ensemble dans un environnement global »

Docteur en automatique et informatique appliquée de l’Ecole Centrale de Nantes, où il est Maître de conférences en informatique et Chargé de mission, Morgan Magnin est à la fois un expert et un passionné des technologies de l’information et de la communication. Il a accepté de partager avec nous sa vision critique et prospective des modes de travail et des environnements qui s’y rattachent.

 

Dr. Magnin, vous travaillez depuis plusieurs années sur le développement d’outils pédagogiques utilisant les opportunités offertes par les nouvelles technologies. Je pense notamment à l’application web MarkUs qui permet de mettre en œuvre le travail collaboratif à distance entre un enseignant et ses élèves. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet et nous expliquer la philosophie vous ayant conduit à son développement ?

L’optimisation des processus de correction des devoirs (rapports de projets, travaux pratiques, examens) est un enjeu crucial dans l’amélioration de nombreuses démarches pédagogiques. Devant ce constat, nous avons exploré différentes voies visant à simplifier la gestion et l’évaluation des travaux remis par les étudiants, notamment par l’intermédiaire de Tablets PC (voir le blog « Tablets PC à Centrale Nantes« , qui synthétise l’ensemble des expériences menées dans le domaine). Si le travail d’annotation est facilité, la gestion des éléments remis par les élèves reste lourde : réception par courrier électronique, stockage temporaire sur la machine, renvoi des fichiers corrigés, etc. C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers un nouvel outil, pertinent et efficace, pour l’évaluation de travaux d’étudiants : MarkUs, initié par l’Université de Toronto en 2006. Après qu’une étudiante en stage à l’Université de Toronto sur ce projet m’a contacté en 2009, j’ai trouvé pertinent que notre établissement rejoigne ce projet, tant pour déployer ce logiciel que pour participer à son développement. C’est ainsi que plus d’une vingtaine de nos élèves ont déjà participé au développement de cet outil, placé sous licence libre (voir encadré infra).

Mais le projet MarkUs n’est qu’une des facettes des projets que nous essayons de développer au niveau des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement. À titre personnel, je concentre mes efforts sur trois axes :

– L’amélioration des processus d’évaluation, à travers la participation à la conception de méthodes nouvelles (tels les Tests de Concordance de Scripts pour l’évaluation des compétences en informatique) et le développement de nouveaux outils (tels que MarkUs) ;

– L’amélioration de l’interactivité entre enseignants et apprenants, par le déploiement d’outils de communication tels que des blogs, l’ajout d’une dimension « réseaux sociaux » dans le matériau pédagogique, etc. ;

– La prise en compte de la mobilité accrue de nos étudiants, entre les stages, leurs activités associatives et les phases d’apprentissage en présentiel. Cela signifie que nous cherchons à mettre en œuvre des outils (cours enregistrés en vidéo, mise à disposition de Tablets PC pour conférer la même facilité d’annotation qu’avec un crayon, etc.) adaptés à l’environnement dans lequel les ingénieurs que nous formons seront amenés à évoluer.

Continuer la lecture

Bienvenue sur le blog d’Aventive!

Première visite ? Cliquez ici.

LinkedIn

Twitter