Baromètre 2017 de la qualité de vie au bureau

Deux ans après sa dernière édition, l’Observatoire Actineo présente les grands enseignements de son Baromètre 2017.

Réalisée avec l’institut Sociovision, cette septième édition s’appuie sur un échantillon représentatif de 1 200 actifs travaillant dans un bureau, et s’enrichit d’une mise en perspective avec les données de l’enquête Sociovision 2017-2018 portant sur tous les actifs français.

Quel est l’environnement perçu comme idéal par les actifs travaillant dans un bureau ? La mutation annoncée des espaces de travail (flex office, open space, coworking…) alimentée par une génération millennials hyper-connectée et collaborative, est-elle réellement en marche ? L’espace et la gestion du temps sont-ils les nouveaux défis à relever pour les entreprises ?

Retrouvez le rapport complet sur : www.actineo.fr

Actineo-Infographie_Web

 

Les grands open spaces, « flex office » et espaces de travail alternatifs sont minoritaires dans les entreprises françaises, les bureaux fermés restant la norme

  • Près de 7 actifs sur 10 (65 %) travaillent dans un bureau fermé. Un tiers d’entre eux (32 %) dispose d’un bureau fermé individuel.
  • Moins d’un tiers (29 %) travaillent dans un espace collectif ouvert, dont 19 % dans un espace de moins de 10 personnes. Et 6 % sont en « flex office » (sans poste attribué), avec la possibilité, pour la moitié d’entre eux, de s’installer dans l’espace le mieux adapté à leurs besoins pour bien travailler.
  • Les espaces de travail dits « alternatifs » restent encore marginaux : seuls 7 % des répondants déclarent, par exemple, disposer de bulles ou d’espaces de confidentialité qu’ils ne sont d’ailleurs qu’une petite majorité à utiliser (54 %). 16 % disposent d’un espace convivial de partage informel qu’ils sont en revanche 72 % à utiliser tous les jours ou plusieurs fois par semaine.
  • Les salles de repos/détente commencent à prendre une place significative, tant en matière de présence (32 %) que d’usage (71 %), ainsi qu’à un moindre degré, les jardins ou espaces verts (22 % de présence et 59 % d’usage). Le « coin café » reste de loin la référence avec 66 % de présence et 82 % d’usage.
  • Attendus par les salariés, les espaces d’innovation ou de confort au sein des entreprises restent limités : ainsi, les fablabs, les espaces de coworking ou les bulles de confidentialité sont encore peu présents dans les entreprises (entre 2 et 7 % des actifs disposent de ce type d’espace), mais quand ils sont présents, ils sont utilisés par près de 60 % des actifs.

Le télétravail stagne, le nomadisme progresse, en lien avec la multiplication des lieux de travail

  • Si le télétravail reste limité à 25 % (75 % ne télétravaillent jamais), ceux qui travaillent hors des locaux de leur entreprise une fois par semaine et plus représentent 48 % des actifs travaillant dans des bureaux.
  • Ils sont 28 % à être des nomades réguliers, qui travaillent tous les jours ou plus, dans différents lieux publics : 17 % dans des transports en commun, 8 % dans des espaces voyageurs, ainsi que dans les bibliothèques publiques. Cependant, ils travaillent surtout à domicile (22 %) et dans des locaux de leur entreprise autres que ceux où est situé leur poste de travail principal (19 %). Il est à noter que les espaces de coworking, fablabs et autres incubateurs d’innovation dont on parle beaucoup, sont encore peu utilisés de façon régulière (respectivement 9 % et 6 %).

Pour les actifs travaillant dans des bureaux, l’espace de travail est un élément essentiel de bien-être et d’efficacité, tandis que leur niveau de satisfaction vis-à-vis de ces espaces de travail est élevé

  • En moyenne, plus de 9 actifs sur 10 travaillant au bureau estiment que l’espace de travail joue un rôle central pour leur bien-être (95 %), leur efficacité (94 %), mais aussi leur santé (93 %) et leur motivation au travail (92 %) avant le relationnel avec leurs collègues (89 %) ou leur hiérarchie (86 %).
  • Les niveaux de satisfaction vis-à-vis des composantes de ces espaces de travail sont en moyenne élevés : disponibilité des salles de réunion (80 %), espace à disposition pour travailler et équipements (79 % et 78 %). Il est intéressant de noter que le niveau de satisfaction le plus faible concerne les bulles de confidentialité à proximité du poste de travail (62 %).

Pilier de la satisfaction au travail : un écosystème qui mêle vie personnelle et vie professionnelle

  • Après l’intérêt du travail, en tête pour 28 % des répondants, dans les éléments qui contribuent le plus à la satisfaction au travail, se distinguent trois éléments : la localisation géographique (32 %), la conciliation entre vie privée et vie professionnelle (29 %) et la qualité de vie au travail (28 %), largement devant le niveau de rémunération (21 %) et les responsabilités (17 %).
  • La majorité des actifs (80 %) est satisfaite de sa qualité de vie au travail, seuls 17 % étant très satisfaits et 5 % pas du tout. Les écarts sont peu significatifs entre les actifs qui travaillent dans des bureaux individuels fermés, qui sont les plus satisfaits (85 % de satisfaits et 21 % de très satisfaits) et les actifs qui travaillent dans des open space de moins de 10 personnes qui sont les moins satisfaits (77 % satisfaits et seulement 12 % très satisfaits ; 8 % n’étant pas satisfaits du tout). Il est intéressant de noter que ceux qui n’ont pas de poste de travail attribué affichent des niveaux globaux de satisfaction équivalents à ceux qui travaillent dans des bureaux individuels fermés : 84 % de satisfaits pour ceux qui peuvent s’installer dans un espace adapté à leur besoin et 20 % de très satisfaits pour ceux qui s’installent à une place disponible.

Les tiers-lieux : des espaces en émergence, plébiscités par les jeunes !

  • 1/4 des actifs travaillant au bureau utilisent ponctuellement les tiers-lieux : 31 % les espaces de coworking (vs 15 % dans le Baromètre Actineo 2015), 23 % les fablabs et les incubateurs d’innovation.
  • Les utilisateurs des tiers-lieux, plus jeunes que l’ensemble de l’échantillon (45 % ont moins de 35 ans, contre 32 % pour le total des actifs travaillant au bureau), se montrent positifs quant à ce type d’espace de travail : 41 % pensent, en effet, qu’il doit encourager et améliorer la créativité.
  • Pour plus de 4 utilisateurs sur 10, les tiers-lieux facilitent les rencontres professionnelles (fablabs pour 44 % d’entre eux) et permettent d’échanger avec des gens qui partagent les mêmes centres d’intérêts (incubateurs pour 43 % d’entre eux). De façon plus pragmatique, pour plus de 3 utilisateurs sur 10, les tiers-lieux sont des endroits pratiques où ils peuvent travailler entre deux déplacements ou rendez-vous.

L’espace de travail idéal : un bureau individuel fermé, mais le « sans bureau fixe » et le « tout télétravail » suscitent curiosité et envie

  • Pour près de 6 actifs sur 10 (57 %) travaillant au bureau, l’espace de travail idéal est un bureau individuel fermé, loin devant les bureaux collectifs fermés (39 %). Cet idéal est d’autant plus fort qu’ils sont plus âgés (73 % des 55 ans et plus) ou qu’ils travaillent déjà dans des bureaux individuels fermés (72 %).
  • Le poste attribué est préféré par une très grande majorité des répondants (87 %) mais près de 4 actifs sur 10 (39 %) sont cependant ouverts à des postes de travail non attribués et cela d’autant plus qu’ils sont déjà sans poste attribué (63 %) ! Un avis partagé plus largement (45 %) par l’ensemble des actifs français, notamment les plus jeunes (58 % des 15-24 ans), selon l’enquête Sociovision France 2017 réalisée auprès de 1129 actifs occupés.
  • S’ils avaient le choix, un tiers (31 %) des actifs français travaillant en bureau préfèrerait travailler en télétravail uniquement, alors qu’ils ne sont que 25 % à le faire aujourd’hui.

Collaboratif, créatif et éthique : l’espace de travail idéal se dessine aujourd’hui

  • « Améliorer le travail d’équipe et la collaboration avec les autres » arrive en tête (46 %) des attentes des actifs travaillant dans un bureau, comme de l’ensemble des actifs français (51 % dans l’enquête Sociovision France 2017), précédant le bien-être (42 %) et la performance individuelle (41 %).
  • « Encourager/améliorer la créativité » s’affiche comme une valeur significative, citée par 33% des actifs travaillant dans un bureau (et par 41% des utilisateurs de tiers-lieux).
  • Enfin, chez les actifs travaillant au bureau, émergent de nouvelles valeurs, comme« l’évasion » qui favorise la rupture avec le quotidien (19 % des répondants, 34 % de  19-25 ans), « une meilleure interaction entre l’humain et la technologie » (19 %) et « les comportements éthiques/écologiques » (15 %).

Le nouveau défi des entreprises : permettre aux salariés de choisir librement l’organisation de leur temps de travail

  • 6 sur 10 (60 %) des actifs travaillant au bureau, dont le temps de travail moyen est de 33h, pensent « travailler juste comme il faut » mais avec des horaires « trop rigides » (6 %) ou « trop déstructurés » (3 %).
  • Avec un temps de travail moyen de 39h, l’ensemble des actifs français est moins satisfait de l’organisation de leurs horaires de travail : la moitié d’entre eux (50 %) estime travailler « juste comme il faut » mais avec des horaires « trop déstructurés » (9 %).
  • 55 % des actifs travaillant au bureau pensent que « choisir plus librement l’aménagement de leur temps de travail » serait prioritaire pour leur bien-être et leur efficacité professionnelle (un avis partagé par 66 % des utilisateurs de tiers-lieux), alors que 20 % pensent qu’il faudrait choisir plus librement leur lieu de travail selon leurs besoins.

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