Grégoire LE GALL

Responsable Marketing / Communication d'un cabinet de conseil en aménagements pendant huit ans, ayant participé à la définition et la mise en œuvre d'offres complexes et innovantes, Aventive m'a proposé d'animer son blog en partageant mes recherches et réflexions sur l'environnement de travail.

Open-space ? Non. Open-place !

L’open-space fait à nouveau couler de l’encre et des pixels dans l’actualité, portée notamment par des critiques sévères en provenance du monde anglo-saxon. Si la question de l’ouverture des espaces n’a jamais réellement quitté les débats depuis l’époque où l’image de rangées de bureaux anonymes terrorisait à juste titre les travailleurs, la mise en œuvre d’espaces paysagers prenant en compte les besoins des métiers et des individus semblait avoir pour partie apaisé les débats. L’émergence de nouvelles critiques, ou la résurgence de certaines plus anciennes, interpelle et oblige les professionnels de l’environnement de travail à penser une nouvelle fois aux meilleures réponses à apporter, non pour défendre l’open-space de manière dogmatique, mais bien pour penser les aménagements les plus performants.

Des critiques constructives

En vérité, il est tout à fait possible de partager certains combats, notamment celui mené contre la création systématique d’espaces ouverts sans étude préalable des profils métiers qui doivent les occuper. L’open-space ne peut être décrété d’autorité comme l’espace de travail idéal : quel intérêt de faire des économies sur les surfaces – bénéfice souvent attendu de l’espace ouvert – si c’est pour perdre plus encore sur la productivité et l’engagement des collaborateurs ? Le mètre carré le plus économique n’est pas nécessairement celui qu’on ne paie pas, mais bien celui qui est le mieux utilisé au regard des objectifs de l’entreprise !

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Nouveaux modes de management, nouveaux espaces: l’holacratie

Après diverses approches tant de l’aménagement des espaces de travail que des organisations elles-mêmes, l’individu semble être enfin compris comme un facteur de performance : une meilleure santé des hommes pour une meilleure santé des entreprises. Parallèlement, l’environnement de travail, les conditions dans lesquelles les utilisateurs évoluent sont remises en question pour mieux s’adapter à l’ère du numérique. Bien évidemment, les aménageurs sont concernés au premier chef par le développement de ces nouvelles méthodes, nouveaux espaces, voire nouveaux produits, tout en y intégrant le plus possible les nouvelles technologies.

Les entreprises veulent ainsi plus d’ouverture, de communication, de transparence, de travail en équipe et étudient comment faire évoluer l’environnement pour que celui-ci le permette. Être accompagné dans un projet de réaménagement devient essentiel, intégrant l’approche dans l’espace mais aussi la réflexion des ressources humaines : de nouvelles règles de vie associées, le change management… jusqu’à de nouvelles méthodes d’organisation, dans la structure même de l’entreprise.

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Le bureau de demain… dans les nuages?

En 2014, le nombre d’utilisateurs se rendant sur le net via un appareil mobile devrait dépasser celui des personnes utilisant un ordinateur classique. En 2017, Google prédit que lesdits ordinateurs, qui parsèment aujourd’hui encore les espaces de travail, n’entreront plus dans le champ des solutions bureautiques possibles [1]. Concomitamment, le développement du cloud accentue cette évolution, tant des matériels que des usages, et participe au nécessaire travail d’anticipation des aménageurs concernant les environnements de travail du futur.

Transformation matérielle

En l’occurrence, au regard des prévisions faites par les professionnels de l’IT, le futur, loin d’être une perspective lointaine, démarre bien dès aujourd’hui. Pour les services informatiques, la question d’un renouvellement à large échelle de leur parc se pose dès lors que le réassort des ordinateurs fixes pourrait devenir problématique dans les trois ans à venir! Autre problématique, la tendance croissante au « bring your own device » qui démultiplie les objets connectés (quand ce ne sont pas des programmes et applications téléchargés en toute autonomie par les salariés).. Point positif cependant, une récente étude menée par Computer Economics semble indiquer des économies importantes, de l’ordre de 16%, sur les budgets informatiques lorsque l’entreprise fait le choix du clouding [2]. Pour les moyens généraux, le poste de travail pourrait devenir un sujet épineux : en effet, l’ergonomie au poste muni d’un ordinateur fixe n’est pas identique à celle qui prévaut dans le cas d’un travail sur ordinateur portable ou sur tablette. Réglages des assises, dimensions du plan, équipement du poste… sont autant de facteurs à considérer minutieusement tant pour les impacts financiers que sanitaires – faut-il rappeler que les troubles musculo-squelettiques sont devenus la principale maladie professionnelle des pays développés et coûtent des sommes gigantesques aux organisations [3]? Il faut également prévoir une connectique en tout lieu, l’adaptation des espaces formels ou informels et bien sûr la maintenance de l’ensemble de ces espaces connectés. On note par ailleurs que le clouding renforce, s’il en était besoin, le mouvement de dématérialisation des données au sein des organisations, avec pour premières « victimes » les équipements de stockage, armoires ou serveurs, libérant de nouveaux mètres carrés.

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Manager avec l’espace

Les modifications des environnements de travail des salariés ne vont jamais de soi. Elles nécessitent un travail de pédagogie pour faire comprendre quels en sont les objectifs et les avantages attendus. Plus encore, la prise en compte en amont de leurs conditions de travail contribue à rassurer les utilisateurs sur les bénéfices d’une transformation, souvent anticipée avec appréhension. Les managers de proximité sont dès lors conduits à jouer un rôle-clé dans la conduite du changement, tant par leur compréhension des besoins de leurs services que par leur capacité à expliquer les bénéfices des évolutions de l’environnement de travail à leurs collaborateurs. Experts du quotidien de leur entreprise, leur présence active aux côtés de l’aménageur favorisent indéniablement la performance des espaces de travail. Pour conduire cette démarche participative, Aventive s’appuie sur la longue expérience de ses Associés, mais également sur une plateforme d’expertise étendue regroupant des partenaires à la pointe de l’innovation sur les différentes dimensions – sociales, financières, techniques, environnementales… – d’un projet immobilier. Expert RH, Relations sociales et RSE, passé notamment par les NMPP (Presstalis) et Groupama, aujourd’hui Associé chez Crosstalent, François Rajaud fait partie de ce réseau et propose une nouvelle fois de partager avec nous son retour d’expérience, sa vision du lien étroit entre les utilisateurs et leurs environnements de travail et l’importance du rôle des managers dans le process d’aménagement des lieux de travail, ceci afin de créer un véritable management de et par l’espace.

« L’encadrement a peu à peu perdu la maîtrise des temps et des flux » écrit le sociologue François Dupuy. Nous pouvons ajouter : « et de surcroît des espaces ». N’est-ce pas avant tout avec les managers qu’il convient de concevoir des espaces de travail comme véritable ressource professionnelle pour eux-mêmes, et comme réels lieux de ressourcement pour des salariés qui ne seraient plus empêchés de bien faire leur travail ?

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Bonne année 2014 !

L’immobilier, outil-clé de la stratégie nationale de développement durable

Au 1er janvier 2014, la France lancera sa Stratégie Nationale pour la Transition Écologique (SNTE) qui succèdera à dix années de Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD) [i], soit l’heure de tirer un premier bilan de ce qui devait être l’aiguillon de politiques publiques plus soucieuses d’un développement harmonieux, écologique et responsable. Près de 50 indicateurs (19 de premier niveau et 30 de second niveau) livreront bientôt leur verdict quant aux progrès réalisés en France pour faire du développement durable, non plus une figure de style mais une réalité. La dernière SNDD, adoptée en 2010, prônait un certain nombre d’actions phares sur lesquelles il semble pertinent de revenir du point de vue de la sphère immobilière. On ne sera pas surpris de faire des connexions immédiates avec ces neufs défis lancés par la SNDD, tant il est vrai que l’immobilier concerne aussi bien les bâtiments, que les aménagements, les hommes et leurs comportements.

Défis n°1 : consommation et production durables

La prise en compte du cycle de vie du bâtiment, des aménagements comme des équipements, est désormais un incontournable de la politique immobilière et d’achats des organisations. Intégrée dès les cahiers des charges, elle marque la transition des acteurs vers une réflexion en coût global. Originellement décriés pour le montant des coûts initiaux, les produits et services éco-conçus s’imposent grâce à leur durabilité et leur recyclabilité qui en font des investissements rentables à moyen terme.

Défis n°2 : société de la connaissance

A plusieurs titres, l’aménagement peut jouer un rôle important dans la diffusion de la connaissance. L’espace efficient n’est-il pas celui qui permet de fluidifier et d’inciter la communication? De l’étude des proximités intra et inter-services à la programmation des espaces d’échanges formel et informel en passant par la traduction de la culture de l’entreprise dans son architecture intérieure, l’aménageur a l’obligation de favoriser la communication entre et vers les différents publics des organisations. Plus encore!  Il peut concevoir un espace incitant les occupants aux bonnes pratiques, notamment environnementales et favoriser l’émergence des éco-salariés.

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Economisez durable avec la Future Power Lampe !

« Au travers des projets immobiliers qui lui sont confiés, Aventive s’engage résolument dans la recherche et la mise en œuvre de produits favorisant ces deux thématiques étroitement liées que sont le confort de travail des salariés et la réussite de l’entreprise. Très attachée à construire une qualité de vie au travail optimale qui s’inscrit dans les objectifs de performance immobilière de l’entreprise et des règlementations, Aventive noue des partenariats avec des entreprises proposant des solutions résolument innovantes, comme CIC Solar dont la Future Power Lampe répond à une demande croissante de maîtrise des coûts énergétiques. A une échelle élargie, nous proposons à nos clients un diagnostic global de la performance économique et écologique de leurs environnements de travail, donnant lieu à un plan d’actions, au pilotage de sa mise en œuvre et au suivi des indicateurs. Pour en savoir plus sur cette prestation, contactez-nous ! » _ Isabel Trigon – Directrice Associée Aventive

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Récemment, la Commission de Régulation de l’Energie a publié une étude sur les coûts de production et de commercialisation d’EDF dans le cadre des tarifs réglementés de vente d’électricité. Elle y observe un écart de 1,47 Md€ entre les coûts supportés par l’entreprise publique, acteur toujours ultra-dominant du marché français, et les tarifs réglementés fixés en 2012. Les particuliers, mais également les entreprises, doivent donc s’attendre à des hausses conséquentes dans les prochaines années afin de combler cet écart. S’ajoute à cette actualité brûlante, un faisceau d’intérêts convergents – économiques, écologiques, sociétaux, sanitaires – qui doit inciter les entreprises à s’intéresser toujours plus aux solutions innovantes en matière de consommation énergétique. Continuer la lecture

AT Kearney, l’aménagement au plus près de la marque

Printemps 2013. A.T. Kearney, cabinet de conseil en stratégie, prend possession de ses nouveaux locaux au 23 rue de l’Université à Paris. Pour cette société qui emploie des professionnels de haut niveau et accompagne des acteurs majeurs du marché français, ce nouveau siège social incarne une nouvelle étape dans le développement de leur image haut de gamme et de la performance de leurs collaborateurs. Pour répondre à ces exigences, A.T. Kearney a confié à Aventive une mission globale d’accompagnement pour l’aménagement du site et le transfert des équipes.

L’immeuble du 23 rue de l’Université allie des caractéristiques rarement associées. Situé dans un tissu urbain au patrimoine historique fort et synonyme d’élégance, il  a été récemment remis à neuf et bénéficie du label HQE. S’y ajoute une valeur artistique unique grâce à l’exceptionnelle intervention du peintre et sculpteur Gérard Garouste en façade et au rez-de-chaussée. Pour Aventive l’un des challenges est donc de répondre à l’exigence exprimée par le choix du site et par le projet architectural. Au-delà de l’ambition en terme d’image, il faut également proposer aux collaborateurs un environnement de travail fonctionnel, modulable, confortable, moderne, accessible à toutes les générations et les cultures, favorisant l’esprit d’équipe et le travail collaboratif. Naturellement, l’ambition du projet ne doit pas se faire au détriment de la maîtrise des coûts.

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Aventive déménage

Et si nous avions mieux géré nos réimplantations?

© Adrien Pouthier/LeMoniteur.fr

Alors en charge d’une entité chargée de la Logistique du Groupe, après avoir été DRH de Groupama SA, François Rajaud a conduit deux opérations majeures de déménagement concernant respectivement, 2500 et 3500 postes de travail: « Tous les objectifs auront été atteints. Les tours ont été rendues vidées à leurs nouveaux exploitants. Les délais ont été tenus, les budgets n’ont pas été dépassés. Toutes les équipes ont été correctement ré-emménagées. »

Mais… si c’était à refaire?

Partant de son retour d’expérience, François Rajaud aborde des thèmes cruciaux pour les responsables de projets présents et futurs: l’aménagement au-delà de la problématique immobilière, des méthodologies innovantes pour les maîtres d’ouvrage, l’intégration de nouveaux acteurs dans ces opérations, notamment les RH… En somme, une plaidoirie pour une véritable gestion des espaces de et du travail.

Vous avez conduit coup sur coup deux grosses opérations de déménagements/réaménagements, en particulier sur La Défense: pouvez-vous nous en resituer le contexte, les enjeux et objectifs?

A l’été 2007, le Groupe, acteur majeur dans son secteur des services, prend la décision de vendre rapidement les 60.000 m2 utiles de la tour CB21 à La Défense et de redéployer les équipes concernées sur 45.000 m2 dans deux immeubles à proximité mais devant être rénovés totalement. Le 30 avril 2008 la tour est livrée vide à son nouveau propriétaire. Au total 2500 postes de travail tertiaires ont été déplacés en quatre mois. En décembre 2009, le Groupe négocie une résiliation anticipée de son bail de location de la tour Prisma à La Défense, soit 20.000 m2. Ceci sur fond concomitant d’une réorganisation sur un périmètre beaucoup plus large. 40.000 m2 de surfaces à proximité ont été pour l’occasion complètement rénovées. Le 30 septembre 2010 la tour est rendue vidée à son propriétaire. Au total près de 3500 postes de travail ont été déplacés en quatre mois.

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